Climat: le prix du carbone dépendra de chaque province

Publié le 4 mars 2016

Les premiers ministres provinciaux et territoriaux semblent avoir obtenu du fédéral la flexibilité qu’ils réclamaient.

©La Presse Canadienne

ENVIRONNEMENT. Les premiers ministres du pays se donnent jusqu’à l’automne pour instaurer un mécanisme sur la tarification du carbone qui sera adapté à la réalité de chaque province et territoire.

«L’engagement que nous avons pris aujourd’hui avec la déclaration de Vancouver montre que tous les premiers ministres de ce pays sont unis sur la question de la tarification du carbone», s’est réjoui le premier ministre Justin Trudeau à l’issue de la rencontre, jeudi après-midi.

«Nous sommes unis dans notre désir de voir une économie forte et un environnement sain en même temps, a-t-il enchaîné. C’est exactement ce qui nous a animés ce matin, et c’est ce qui va continuer de nous animer dans les mois et les années à venir.»

Les premiers ministres provinciaux et territoriaux semblent avoir obtenu du fédéral la flexibilité qu’ils réclamaient, Justin Trudeau confirmant qu’Ottawa ne dicterait pas de nouvelles règles à ceux qui ont déjà mis en oeuvre leurs mécanismes, comme le Québec et l’Ontario avec leur marché du carbone.

«Le gouvernement fédéral ne devrait pas être en train de défaire le bon travail des provinces, on devrait être en train d’ajouter d’autres mesures en complément», a-t-il fait valoir.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, est ressorti tout sourire de la conférence fédérale-provinciale «fort réussie» et dont la simple tenue «est déjà en soi une partie de la réussite».

Il s’est montré satisfait que l’entente prévoie rapidement des investissements fédéraux «massifs» – le terme est de M. Trudeau – dans les infrastructures vertes, lesquels devraient se préciser dans le budget que déposera le ministre des Finances, Bill Morneau, le 22 mars prochain.

Dans la déclaration de Vancouver, le fédéral s’engage aussi notamment à faire progresser l’électrification des transports et à poursuivre les efforts de transition du diesel aux énergies renouvelables et propres dans les communautés autochtones, éloignées ou nordiques.

L’entente se veut un premier jalon du cadre pancanadien en matière de lutte aux changements climatiques promis par les libéraux, qui devrait être prêt dans environ un an.

L’adhésion de certains premiers ministres qui s’opposaient à toute forme de tarification du carbone a été facilitée par le vocabulaire employé dans le communiqué conjoint, a reconnu la première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark.

«L’accord semble indiquer que la tarification du carbone peut être interprétée de manière assez large», a-t-elle dit aux journalistes après la conférence de presse de clôture de la rencontre.

Ainsi, le plus farouche opposant à la taxation du carbone, premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, considère qu’en vertu de l’entente, la technologie de captage et stockage de carbone sur laquelle il mise dans sa province représente une forme de tarification. «Ce n’est pas une pénalité, c’est un revenu. C’est une manière différente de voir les choses, mais ça demeure un prix. Alors il est certain que je vais m’appuyer sur le consensus entourant cette section de l’accord.»

L’accord qui est intervenu jeudi a été chaleureusement applaudi par le cofondateur de l’organisme environnemental Équiterre, Steven Guilbeault, qui était présent à la conférence de presse de clôture – le seul reproche qu’il a formulé entoure la lenteur du processus.

La Presse Canadienne

En manchette

Un des meilleurs bilans de la Fête nationale dans le Vieux-Longueuil

Doris Guérette, présidente de la Corporation Le Vieux-Longueuil en fête dresse un des meilleurs bilans des dernières années de la Fête nationale 2016 dans le Vieux-Longueuil. L’édition de la Fête nationale du Québec dans le Vieux-Longueuil 2015 a attiré une fois de plus une foule de plus de 30 000 personnes pendant les 2 jours de festivités.

Climat: le prix du carbone dépendra de chaque province

Publié le 4 mars 2016

Les premiers ministres provinciaux et territoriaux semblent avoir obtenu du fédéral la flexibilité qu’ils réclamaient.

©La Presse Canadienne


ENVIRONNEMENT. Les premiers ministres du pays se donnent jusqu’à l’automne pour instaurer un mécanisme sur la tarification du carbone qui sera adapté à la réalité de chaque province et territoire.

«L’engagement que nous avons pris aujourd’hui avec la déclaration de Vancouver montre que tous les premiers ministres de ce pays sont unis sur la question de la tarification du carbone», s’est réjoui le premier ministre Justin Trudeau à l’issue de la rencontre, jeudi après-midi.

«Nous sommes unis dans notre désir de voir une économie forte et un environnement sain en même temps, a-t-il enchaîné. C’est exactement ce qui nous a animés ce matin, et c’est ce qui va continuer de nous animer dans les mois et les années à venir.»

Les premiers ministres provinciaux et territoriaux semblent avoir obtenu du fédéral la flexibilité qu’ils réclamaient, Justin Trudeau confirmant qu’Ottawa ne dicterait pas de nouvelles règles à ceux qui ont déjà mis en oeuvre leurs mécanismes, comme le Québec et l’Ontario avec leur marché du carbone.

«Le gouvernement fédéral ne devrait pas être en train de défaire le bon travail des provinces, on devrait être en train d’ajouter d’autres mesures en complément», a-t-il fait valoir.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, est ressorti tout sourire de la conférence fédérale-provinciale «fort réussie» et dont la simple tenue «est déjà en soi une partie de la réussite».

Il s’est montré satisfait que l’entente prévoie rapidement des investissements fédéraux «massifs» – le terme est de M. Trudeau – dans les infrastructures vertes, lesquels devraient se préciser dans le budget que déposera le ministre des Finances, Bill Morneau, le 22 mars prochain.

Dans la déclaration de Vancouver, le fédéral s’engage aussi notamment à faire progresser l’électrification des transports et à poursuivre les efforts de transition du diesel aux énergies renouvelables et propres dans les communautés autochtones, éloignées ou nordiques.

L’entente se veut un premier jalon du cadre pancanadien en matière de lutte aux changements climatiques promis par les libéraux, qui devrait être prêt dans environ un an.

L’adhésion de certains premiers ministres qui s’opposaient à toute forme de tarification du carbone a été facilitée par le vocabulaire employé dans le communiqué conjoint, a reconnu la première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark.

«L’accord semble indiquer que la tarification du carbone peut être interprétée de manière assez large», a-t-elle dit aux journalistes après la conférence de presse de clôture de la rencontre.

Ainsi, le plus farouche opposant à la taxation du carbone, premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, considère qu’en vertu de l’entente, la technologie de captage et stockage de carbone sur laquelle il mise dans sa province représente une forme de tarification. «Ce n’est pas une pénalité, c’est un revenu. C’est une manière différente de voir les choses, mais ça demeure un prix. Alors il est certain que je vais m’appuyer sur le consensus entourant cette section de l’accord.»

L’accord qui est intervenu jeudi a été chaleureusement applaudi par le cofondateur de l’organisme environnemental Équiterre, Steven Guilbeault, qui était présent à la conférence de presse de clôture – le seul reproche qu’il a formulé entoure la lenteur du processus.

La Presse Canadienne