Planter de l’asclépiade pour protéger les monarques

Publié le 31 août 2016

Tristement, les populations de papillons monarques sont dix fois moins nombreuses maintenant qu’il y a une quinzaine d’années. Une des principales causes est la disparition marquée de la seule espèce de plante dont ils se nourrissent et sur laquelle les femelles pondent leurs œufs, soit l’asclépiade, aussi appelée soyer du Québec ou soie d’Amérique.

Auparavant, l’asclépiade poussait abondamment dans les champs, aux bords des chemins et sur les terres agricoles. Aujourd’hui, 90% des plants ont disparu dans certaines régions, à cause des méthodes d’agriculture et de l’utilisation d’herbicides à grande échelle.

Heureusement, il serait possible de ramener les populations du papillon monarque. La Fondation David Suzuki a lancé la campagne L’effet papillon. Elle invite les gens à planter de l’asclépiade et à contacter une école, une paroisse, une entreprise ou une autre organisation afin de proposer de créer des jardins pour papillons. Elle nous invite aussi à signer le Manifeste Monarque sur son site web, www.davidsuzuki.org

Est-ce que la Ville de Longueuil pourrait planter de l’asclépiade dans les parcs, les bordures de chemin, les terre-pleins des boulevards, les terrains autour des bâtiments publics, etc.? Est-ce qu’elle pourrait distribuer des plants ou des semences d’asclépiade aux résidents et organiser des conférences sur le sujet, par exemple durant la Fête du citoyen?

Verrons-nous un jour revenir des nuées de papillons monarques par chez nous?

Madeleine Ratelle, membre du conseil d’administration de l’organisme Ciel et Terre