Ottawa demande des conseils pour financier le REM

Ottawa demande des conseils pour financier le REM

Le projet de Réseau électrique métropolitain est évalué à 5

TRANSPORT. Le gouvernement fédéral a lancé un appel d’offres afin de trouver une firme pour l’aider à déterminer de quelle façon pourrait être financé le projet de Réseau électrique métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Selon ce que rapporte le quotidien La Presse, le gouvernement fédéral a lancé le 21 février cet appel d’offres qui s’est terminé le 15 mars. Le tout aurait généré un vif intérêt chez une trentaine d’acteurs importants de la finance au pays, dont la Banque Nationale, RBC, Deloitte, EY et KPMG.

La firme sélectionnée devra effectuer une analyse financière et examiner les différentes options d’investissement pour financer le REM ainsi que déterminer l’éventuelle part que le gouvernement investira dans le projet. Elle devra également fournir des conseils financiers sur les questions relatives à cet investissement.

S’il a mentionné à plusieurs reprises son intention d’investir dans le projet de train électrique, le gouvernement fédéral n’a toutefois pas encore précisé quelle somme sera investie, ni comment s’articulera sa participation.

De son côté, le gouvernement du Québec a récemment confirmé sa participation de 1,3 G$ et a affirmé espérer un investissement équivalent de la part d’Ottawa. La participation fédérale au projet du REM devrait cependant se faire par l’entremise de la Banque de l’infrastructure du Canada, dont la création n’a pas encore été finalisée.

Lors du dépôt du budget le 22 mars, le gouvernement Trudeau s’est engagé à mettre à la disposition de Québec des sommes importantes pour financer ses divers projets prioritaires dans le domaine des transports, comme le REM et le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal. La province devrait recevoir un montant supérieur à celui de 1,3 G$ souvent évoqué.

Ottawa devrait annoncer sous peu l’identité du conseiller d’investissement qui sera retenu à la suite de son appel d’offres.