Des paramédics manifestent contre la surcharge de travail

Des paramédics manifestent contre la surcharge de travail

Le Syndicat des paramédics et du préhospitalier de la Montérégie représente quelque 600 paramédics

Des paramédics de la Montérégie à l’emploi de la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) ont manifesté vendredi pour dénoncer le refus de leur employeur d’introduire à la convention collective un mécanisme permettant de combattre la surcharge de travail.

Après huit mois de grève, ce refus de la CETAM semble mal compris par le Syndicat des paramédics et du préhospitalier de la Montérégie, étant donné que les négociations progressent sur plusieurs autres enjeux.

En outre, selon le syndicat, des mesures contre la surcharge de travail ne «coûteraient pratiquement rien à l’employeur». Ce sujet demeure d’ailleurs un des seuls empêchant les parties de convenir d’une entente. Rappelons que les conventions collectives du secteur préhospitalier sont échues depuis le 31 mars 2015.

«Nous sommes constamment à la course, explique le président du Syndicat des paramédics et du préhospitalier de la Montérégie (SPPM–CSN), Gaétan Dutil. On se bat contre la montre pour pouvoir intervenir dans des délais raisonnables. On le fait parfois même au détriment de notre propre santé, de notre propre bien-être. On a beaucoup étiré l’élastique au cours des dernières années, ce qui fait qu’aujourd’hui, on est rendu près du point de rupture, c’est intenable. Les dirigeants de notre coop le savent. On n’en revient donc pas de constater que c’est sur la question de la charge de travail qu’ils se braquent et qu’ils empêchent un règlement.»

De son côté, la CETAM, qui assure être concernée par l’enjeu de la surcharge de travail de ses employés, n’a toutefois pas répondu aux questions du Courrier du Sud.

Pour le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN et membre du comité national de négociation Jean Gagnon, il n’est pas question de baisser les bras. «Les enjeux qui demeurent à régler, la charge de travail et l’abolition des horaires de faction sont directement liés à la qualité des services à la population. On doit donner aux paramédics les moyens nécessaires pour accomplir leur mission. Cela ne peut pas reposer que sur leur dévouement.»

Advenant un changement de position de la part des coopératives quant aux surcharges de travail, les syndicats ont assuré qu’une entente pourrait se matérialiser. En ce qui a trait aux horaires de travail, les échanges se poursuivent avec le gouvernement.