Testé pour vous: l'Essentrics, un sport en vogue!

Karine Guillet karine.guillet@tc.tc
Publié le 16 février 2016

La journaliste Karine Guillet a expérimenté un entraînement selon la méthode Essentrics.

©photos TC Media-Vincent Guilbault

SPORTS. Peu connu du grand public, l'Essentrics gagne tranquillement du terrain dans la région métropolitaine de Montréal. Notre journaliste a testé cette discipline qui a séduit Joannie Rochette, Alexandre Despaties et même le club complet du Canadien de Montréal.

Véronique Fradette nous donne rendez-vous peu avant le début du cours au Centre multisport de Saint-Basile-le-Grand, où elle enseigne l'Essentrics depuis deux ans. 

L'Essentrics est né il y a une quinzaine d'années de l'ex-ballerine torontoise Miranda Esmonde-White et de sa fille Sahra, aussi danseuse professionnelle. La discipline tire son nom de la contraction excentrique (le muscle se contracte pendant qu'il s'étire) avec laquelle elle travaille. C'est d'ailleurs de ces deux danseuses que Véronique Fradette a appris la discipline.

«C'est un programme qui jumèle l'entraînement aux étirements musculaires. C'est un peu basé sur l'entraînement du ballet. On allonge le plus possible la posture, les muscles, les articulations. Lorsqu'on est le plus allongé possible, c'est là qu'on renforcit les muscles», explique l'instructrice.

L'instructrice Véronique Fradette dirige la classe.<@

Avec l'Essentrics, on ne travaille pas la capacité cardiovasculaire. Le but n'est pas de faire le plus de répétitions en un temps donné, mais plutôt de se concentrer sur la posture du  corps et dans la réaction sur les muscles. On est cependant encore loin du yoga, qui mise davantage sur l'apaisement et la respiration. Il s'agit d'une séance d'étirement dynamique où l'influence de la danse est souvent bien présente. Les mouvements sont rythmés et il s'en dégage une grâce qui n'est pas sans rappeler les ballerines qui les ont inspirés.

Le caractère doux de l'exercice attire d'ailleurs une clientèle variée selon l'instructrice. D'abord conçu pour les athlètes professionnels, l'exercice s'adapte aussi aux personnes inactives ou même blessées qui souhaitent se remettre en forme. Dans ses cours, Mme Fradette a aussi rencontré des personnes qui veulent préparer leur swing en vue de la saison de golf ou des adeptes de crossfit qui souhaitent augmenter leur flexibilité

Pas besoin d'être une spécialiste de la contorsion pour apprécier la séance d'exercice puisque le but est justement de travailler la souplesse du corps. Certains exercices aident aussi à travailler sur l'équilibre.  Même si l'entraînement ne nécessite presque aucun équipement (sauf un tapis, pour le confort), la combinaison de la contraction et de l'étirement est suffisante pour faire travailler les muscles suscités, même pour une personne qui s'entraîne plusieurs fois par semaine.

Certification

Pour devenir un entraîneur, les intéressés doivent passer des examens théoriques (sur l'anatomie) et pratiques (diriger une classe) et doivent enseigner un certain nombre d'heures en tant qu'apprentis. Quatre niveaux de certifications existent: principes de base, mouvements de base, flexibilité et renforcement.