Une lanceuse et une entraîneuse de Saint-Hubert championnes canadiennes

Pierre Loiselle cds.redaction@tc.tc
Publié le 28 août 2016

Mélaine Anctil a agi comme entraîneuse des lanceuses de l’équipe du Québec aux Championnats nationaux de baseball U21F, à Halifax. Elle est accompagnée ici de ses collègues Dickson Castillo et Martin Sawyer.

©Photo: Gracieuseté

BASEBALL. Mélanie Anctil, un ex-lanceuse d'exception, médaillée d'argent des Mondiaux de baseball féminin senior au Japon en 2008 à 16 ans et multiple médaillée des Nationaux , a vécu une belle expérience comme entraîneuse aux Championnats canadiens de baseball U21 féminin à Halifax, en Nouvelle-Écosse, du 4 au 8 août.

La native de Saint-Hubert, qui avait mis fin à sa carrière à cause d'une blessure récurrente à l'épaule coïncidant avec le début de ses études universitaires en physiothérapie, a fait un retour à sa passion comme entraîneuse des lanceuses de l'équipe du Québec. Et non seulement elle et sa bande ont remporté la médaille d'or, mais Mélanie a eu à aider une autre lanceuse de l’arr. de Saint-Hubert, Kariane Coderre, 18 ans, qui a connu des débuts très prometteurs au niveau national.

Kariane, un produit des Ambassadeurs de Saint-Hubert et des Ducs de Longueuil, a frappé pour ,400 avec 2 simples en 5 présences au bâton, produisant entre autre le point égalisateur en finale. Mais surtout, elle n'a donné aucun point, aucun coup sûr et signée une victoire en 3 1/3 manches au monticule. Elle s'est aussi distinguée pas son esprit d'équipe exceptionnel et l'organisation l'a déjà dans sa mire pour les Nationaux de 2017.

Kariane a lancé 1 1/3 manche en relève lors du premier match contre l'Ontario, perdu 5 à 1. Le Québec a ensuite gagné ses 4 matchs suivants, dont celui de la finale, pour remporter le titre U21 féminin, présenté pour la première fois après des modifications de catégories à Baseball Canada.

Après son revers initial, le Québec a battu la Colombie Britannique 12 à 2, écrasant ensuite la Guyane 12 à 0 avec Coderre comme partante pendant 2 manches, avant des gains de 8 à 3 contre la Nouvelle-Écosse en demi-finale et de 7 à 3 contre la Colombie-Britannique en finale, les deux fois après être revenu de l'arrière.

Dans le bain à 100%

«J’ai vraiment vécu une belle expérience à mon retour au baseball, commente Mélanie Anctil. Avec les changements à Baseball Canada, mon ex-entraîneur Martin Sawyer recherchait une personne d'expérience comme adjoint. Il a pensé à moi, qui connais le milieu, en plus d'être physiothérapeute. Moi qui a toujours été une fan inconditionnelle de baseball et qui allait voir régulièrement jouer les Expos avec mon père, j’ai dit oui tout de suite!»

«J'ai amorcé mon travail dès le début de la saison avec l'intention d'aider les lanceuses sans changer leurs motions personnelles. J'apportais de petits ajustements pour améliorer la fluidité de leur élan. J'étais aussi entraîneuse au premier but quand nous étions à la frappe. Bref, j'étais vraiment dans le bain!»

 «Je pense revenir l'an prochain, seulement à la condition que mon horaire de physiothérapeute à Chambly me le permette, car si me joint à l'équipe, je veux y être à 100%», conclut-elle.

Kariane, la découverte

Kariane Coderre était ravie de son tournoi.

«Ma mère, une excellente joueuse elle-même, m'a transmis sa passion pour le baseball. L'an dernier, je m'étais qualifiée pour le camp de sélection final mais un conflit d'horaire m'avait empêché d'y participer. Cette année, je n'ai pas raté ma chance! Les autres lanceuses étant des filles à leur 3e année, j'avais un rôle de remplaçante et j'ai bien fait mon travail. Mon coup sûr un peu chanceux en finale sera un beau souvenir pour moi. J'ai une bonne balle rapide, mais je veux améliorer mes balles courbes et mes changements de vitesses pour mieux déséquilibrer les frappeuses adverses, si j'obtiens un rôle plus important en 2017.»

«J'ai fait toute une découverte en Kariane, indique l’entraîneuse des lanceuses, Mélanie Anctil. Elle a une excellente balle rapide, elle a frappé un coup sûr opportun en finale et a dominé les frappeuses adverses. Aussi, dans son rôle ingrat de joueuse à temps partiel à son année recrue, elle n'a jamais cessé d'encourager l'équipe avec sa voix contagieuse. Quel support; elle est un de mes coups de cœur de la compétition!»