Un virage s'opère chez le Canadien

La chronique de Martin McGuire

Publié le 2 mars 2016

Philip Danault THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes

À la date limite des échanges, il s'est complété 19 transactions dans la LNH, qui ont touché 37 joueurs. Ce n'est pas un sommet, c'est dans la moyenne des quatre ou cinq dernières années. Et de ce nombre, deux transactions assez importantes concernaient le Canadien.

Un tournant s'amorce chez le Canadien, alors qu'en cette fin de saison, maintenant qu'il n'y a plus d'enjeu et que les séries sont hors de portée, la philosophie de l'organisation semble changer. Des correctifs importants commencent à s'opérer à la ligne de centre, qui est toujours la colonne vertébrale d'une bonne équipe de hockey.

Martin McGuire

D'abord, Dale Weise et Tomas Fleischmann, deux agents libres sans restriction, ont été échangés aux champions défendants, les Blackhawks de Chicago. En retour, le Canadien a obtenu le jeune Québécois Philip Danault, un ancien choix de 1ère ronde des Blackhawks, qui malheureusement, n'a pas rempli les promesses espérées.

Danault est un joueur travaillant, efficace défensivement et au cercle de mise en jeu. Marc Bergevin s'est dit sûr que ce joueur aidera la cause du Canadien, dans un rôle de soutien. Danault aura aussi comme défi de se tailler une place régulière à Montréal, dans sa ville natale. Cela pèse parfois lourd sur les épaules d'un Québécois qui arrive à Montréal, mais Danault arrive avec une certaine maturité. Il a été élevé dans un environnement gagnant, ce qui l'aidera.

Le Canadien s'est aussi départi de Devante Smith-Pelly, un jeune joueur de 23 ans qui en sera à une troisième équipe depuis le début de sa carrière. Ébranlé par la transaction, triste de quitter un groupe d'amis qu'il appréciait, il devra tenter de rebâtir sa carrière avec les Devils. En retour, le Canadien obtient un autre Québécois, Stefan Matteau Jr.

Il a connu un passage houleux avec son équipe junior, l'Armada de Boisbriand, alors qu'il avait quitté le système de développement américain. Cette décision aura été bonne, car cela lui a permis de se faire repêcher en 2011, l'année de Michael McCarron. Il a dominé les rangs juniors comme plusieurs jeunes joueurs au physique imposant (6'2", 220 lbs). C'est en arrivant chez les professionnels qu'il a eu des problèmes d'adaptation, parce que les Devils l'ont peut-être fait graduer prématurément, croyant que son physique imposant, à 19 ans, lui permettrait de garder sa place dans la Ligue nationale.

Mais comme ce fut le cas pour plusieurs autres joueurs, comme Guillaume Latendresse, son arrivée trop hâtive dans le meilleur circuit de hockey au monde, a eu comme effet de retarder son développement et d'affecter sa confiance.

Alourdir la ligne de centre

Danault et Matteau arrivent dans une organisation qui change de cap et désire aligner des joueurs de soutien ayant un gabarit plus imposant. De sorte que Matteau aura l'opportunité de sauver sa jeune carrière. Un pari intéressant considérant le risque faible qu'a représenté son acquisition.

Un tournant s'amorce chez le Canadien, alors qu'en cette fin de saison, maintenant qu'il n'y a plus d'enjeu et que les séries sont hors de portée, la philosophie de l'organisation semble changer. Des correctifs importants commencent à s'opérer à la ligne de centre, qui est toujours la colonne vertébrale d'une bonne équipe de hockey.

La présence du jeune Michael McCarron, un géant de 6'6", celle de Jacob De La Rose, 6'3", et celle de Lars Eller, un autre joueur qui fait six pieds et plus, nous indique que le Canadien souhaite ajouter du poids à cette ligne de centre, ce qui est indispensable pour les équipes qui désirent traverser les longues et éprouvantes saisons de 82 matchs.

<Pour devenir une meilleure équipe et aspirer au titre, le Canadien devra songer sérieusement à la possibilité de retourner Alex Galchenuyk à la position de centre. Ce que n'ont pas exclu Marc Bergevin et Michel Therrien après la date limite des transactions.

Marc Bergevin nous a répété cette semaine que les bonnes équipes qui ont des joueurs de centre d'impact ne les ont pas fait apparaître comme par magie; ils les ont repêchés et développés patiemment. Le Canadien a repêché un joueur de ce calibre et c'est Alex Galchenuyk.

Martin McGuire

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Un virage s'opère chez le Canadien

La chronique de Martin McGuire

Publié le 2 mars 2016

Philip Danault THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes


À la date limite des échanges, il s'est complété 19 transactions dans la LNH, qui ont touché 37 joueurs. Ce n'est pas un sommet, c'est dans la moyenne des quatre ou cinq dernières années. Et de ce nombre, deux transactions assez importantes concernaient le Canadien.

Un tournant s'amorce chez le Canadien, alors qu'en cette fin de saison, maintenant qu'il n'y a plus d'enjeu et que les séries sont hors de portée, la philosophie de l'organisation semble changer. Des correctifs importants commencent à s'opérer à la ligne de centre, qui est toujours la colonne vertébrale d'une bonne équipe de hockey.

Martin McGuire

D'abord, Dale Weise et Tomas Fleischmann, deux agents libres sans restriction, ont été échangés aux champions défendants, les Blackhawks de Chicago. En retour, le Canadien a obtenu le jeune Québécois Philip Danault, un ancien choix de 1ère ronde des Blackhawks, qui malheureusement, n'a pas rempli les promesses espérées.

Danault est un joueur travaillant, efficace défensivement et au cercle de mise en jeu. Marc Bergevin s'est dit sûr que ce joueur aidera la cause du Canadien, dans un rôle de soutien. Danault aura aussi comme défi de se tailler une place régulière à Montréal, dans sa ville natale. Cela pèse parfois lourd sur les épaules d'un Québécois qui arrive à Montréal, mais Danault arrive avec une certaine maturité. Il a été élevé dans un environnement gagnant, ce qui l'aidera.

Le Canadien s'est aussi départi de Devante Smith-Pelly, un jeune joueur de 23 ans qui en sera à une troisième équipe depuis le début de sa carrière. Ébranlé par la transaction, triste de quitter un groupe d'amis qu'il appréciait, il devra tenter de rebâtir sa carrière avec les Devils. En retour, le Canadien obtient un autre Québécois, Stefan Matteau Jr.

Il a connu un passage houleux avec son équipe junior, l'Armada de Boisbriand, alors qu'il avait quitté le système de développement américain. Cette décision aura été bonne, car cela lui a permis de se faire repêcher en 2011, l'année de Michael McCarron. Il a dominé les rangs juniors comme plusieurs jeunes joueurs au physique imposant (6'2", 220 lbs). C'est en arrivant chez les professionnels qu'il a eu des problèmes d'adaptation, parce que les Devils l'ont peut-être fait graduer prématurément, croyant que son physique imposant, à 19 ans, lui permettrait de garder sa place dans la Ligue nationale.

Mais comme ce fut le cas pour plusieurs autres joueurs, comme Guillaume Latendresse, son arrivée trop hâtive dans le meilleur circuit de hockey au monde, a eu comme effet de retarder son développement et d'affecter sa confiance.

Alourdir la ligne de centre

Danault et Matteau arrivent dans une organisation qui change de cap et désire aligner des joueurs de soutien ayant un gabarit plus imposant. De sorte que Matteau aura l'opportunité de sauver sa jeune carrière. Un pari intéressant considérant le risque faible qu'a représenté son acquisition.

Un tournant s'amorce chez le Canadien, alors qu'en cette fin de saison, maintenant qu'il n'y a plus d'enjeu et que les séries sont hors de portée, la philosophie de l'organisation semble changer. Des correctifs importants commencent à s'opérer à la ligne de centre, qui est toujours la colonne vertébrale d'une bonne équipe de hockey.

La présence du jeune Michael McCarron, un géant de 6'6", celle de Jacob De La Rose, 6'3", et celle de Lars Eller, un autre joueur qui fait six pieds et plus, nous indique que le Canadien souhaite ajouter du poids à cette ligne de centre, ce qui est indispensable pour les équipes qui désirent traverser les longues et éprouvantes saisons de 82 matchs.

<Pour devenir une meilleure équipe et aspirer au titre, le Canadien devra songer sérieusement à la possibilité de retourner Alex Galchenuyk à la position de centre. Ce que n'ont pas exclu Marc Bergevin et Michel Therrien après la date limite des transactions.

Marc Bergevin nous a répété cette semaine que les bonnes équipes qui ont des joueurs de centre d'impact ne les ont pas fait apparaître comme par magie; ils les ont repêchés et développés patiemment. Le Canadien a repêché un joueur de ce calibre et c'est Alex Galchenuyk.

Martin McGuire

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