Les 20 ans du Centre Bell

La chronique hockey de Martin McGuire

Publié le 22 mars 2016

L'édifice qui s’appelait le Centre Molson (et qui est devenu depuis le Centre Bell) a ouvert ses portes le 16 mars 1996.

©THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes

On a souligné la semaine dernière les 20 ans de l’édifice qui s’appelait le Centre Molson et qui a ouvert ses portes le 16 mars 1996, lors d’un match entre les Rangers de New York et le Canadien.

L’âme d’une maison repose sur les gens qui l’habitent. Même si le Canadien n’a pas remporté de championnat au Centre Bell en 20 ans, les partisans en ont fait la Mecque de la Ligue nationale de hockey. La passion des amateurs de hockey québécois a fait en sorte que ces murs ont eu une vie.

Martin McGuire

Le Forum, qui a été le théâtre du plus grand nombre de championnats consécutifs remportés par une équipe de la Ligue nationale, fermait ses portes. Trois jours avant de quitter le «temple», tous se demandaient si les fantômes pouvaient aménager dans le Centre Molson, quelques rues plus bas.

En déménageant au Centre Molson, dans un amphithéâtre mieux adapté à l’ère moderne, le Canadien coupait avec son histoire. Est-ce que le nouveau domicile allait devenir aussi intimidant pour l’adversaire que le Forum l’avait été? Dans les premières années où le Canadien a élu domicile sur la rue de la Gauchetière, l’équipe n’a malheureusement pas répondu aux attentes. Le départ de Patrick Roy, alors que l’équipe était toujours au Forum, a causé une telle commotion, qu’on a eu l’impression que la magie était restée dans le vieil édifice.

Au tournant des années 2000, heureusement, les performances de l’équipe dans une nouvelle Ligue nationale gérée par un plafond salarial, qui empêche aujourd’hui une équipe comme le Canadien de racler le talent comme il l’a fait dans le passé, a donné espoir aux partisans.

L’âme d’une maison repose sur les gens qui l’habitent. Même si le Canadien n’a pas remporté de championnat au Centre Bell en 20 ans, les partisans en ont fait la Mecque de la Ligue nationale de hockey. La passion des amateurs de hockey québécois a fait en sorte que ces murs ont eu une vie.

Jaromir Jagr, des Panthers de la Floride, le plus vieux joueur encore actif, qui a connu le Forum, déclarait la semaine dernière lors de son passage dans la métropole : « Montréal est une grande ville de hockey. Peu importe le pointage, les gens supportent leur équipe. » Jagr s’est souvenu d’un des matchs les plus spectaculaires de l’histoire du Centre Bell, alors qu’en 30 minutes, la foule continuant de supporter son équipe, allait être témoin d’une remontée spectaculaire, alors que le CH perdait 5 à 0. Ce match, que le Canadien a gagné 6 à 5 sur un but de Saku Koivu est un de ses plus beaux souvenirs, même s’il était du côté des perdants, de par ce que la passion des amateurs peut provoquer chez son équipe.

La majorité des joueurs de la LNH choisissent le Centre Bell lorsque vient le temps de parler de leur patinoire préférée. Contrairement au Forum, ce ne sont pas les coupes Stanley ni la grande histoire riche, mais bien les partisans qui ont fait de cet endroit ce qu’il est aujourd’hui.

Un mot sur l’expansion

La LNH, devrait annoncer en juin le nom d’une ou des villes qui seront retenues pour l’expansion prévue pour 2017-2018.

Las Vegas semble avoir la cote, Gary Bettman souhaitant plus que tout installer une équipe dans la ville de l’entertainment, ajoutant ainsi une autre équipe dans la Conférence de l’Ouest. Et il y a Québec, qu’on a peine à confirmer si elle est toujours sur les rangs pour obtenir une équipe.

Las Vegas est la terre promise pour Gary Bettman et Québec est une option sûre en cas de débâcle dans une autre ville de la Ligue. Un peu comme Winnipeg,  où, à contrecœur, le commissaire a autorisé le déménagement des Thrashers d’Atlanta parce qu’il y avait urgence… et la puissante famille Thomson. Québec a un édifice, des partisans et des propriétaires (Québecor), qui sont partenaires de la LNH, et est prêt à devenir une excellente solution de rechange pour permettre à la Ligue de sauver la face.

Les gens devront s’armer d’un peu plus de patience parce qu’inévitablement, Québec va devenir une solution à un problème urgent qui viendra, mais qui n’est peut-être pas encore survenu.

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Martin McGuire

Les 20 ans du Centre Bell

La chronique hockey de Martin McGuire

Publié le 22 mars 2016

L'édifice qui s’appelait le Centre Molson (et qui est devenu depuis le Centre Bell) a ouvert ses portes le 16 mars 1996.

©THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes


On a souligné la semaine dernière les 20 ans de l’édifice qui s’appelait le Centre Molson et qui a ouvert ses portes le 16 mars 1996, lors d’un match entre les Rangers de New York et le Canadien.

L’âme d’une maison repose sur les gens qui l’habitent. Même si le Canadien n’a pas remporté de championnat au Centre Bell en 20 ans, les partisans en ont fait la Mecque de la Ligue nationale de hockey. La passion des amateurs de hockey québécois a fait en sorte que ces murs ont eu une vie.

Martin McGuire

Le Forum, qui a été le théâtre du plus grand nombre de championnats consécutifs remportés par une équipe de la Ligue nationale, fermait ses portes. Trois jours avant de quitter le «temple», tous se demandaient si les fantômes pouvaient aménager dans le Centre Molson, quelques rues plus bas.

En déménageant au Centre Molson, dans un amphithéâtre mieux adapté à l’ère moderne, le Canadien coupait avec son histoire. Est-ce que le nouveau domicile allait devenir aussi intimidant pour l’adversaire que le Forum l’avait été? Dans les premières années où le Canadien a élu domicile sur la rue de la Gauchetière, l’équipe n’a malheureusement pas répondu aux attentes. Le départ de Patrick Roy, alors que l’équipe était toujours au Forum, a causé une telle commotion, qu’on a eu l’impression que la magie était restée dans le vieil édifice.

Au tournant des années 2000, heureusement, les performances de l’équipe dans une nouvelle Ligue nationale gérée par un plafond salarial, qui empêche aujourd’hui une équipe comme le Canadien de racler le talent comme il l’a fait dans le passé, a donné espoir aux partisans.

L’âme d’une maison repose sur les gens qui l’habitent. Même si le Canadien n’a pas remporté de championnat au Centre Bell en 20 ans, les partisans en ont fait la Mecque de la Ligue nationale de hockey. La passion des amateurs de hockey québécois a fait en sorte que ces murs ont eu une vie.

Jaromir Jagr, des Panthers de la Floride, le plus vieux joueur encore actif, qui a connu le Forum, déclarait la semaine dernière lors de son passage dans la métropole : « Montréal est une grande ville de hockey. Peu importe le pointage, les gens supportent leur équipe. » Jagr s’est souvenu d’un des matchs les plus spectaculaires de l’histoire du Centre Bell, alors qu’en 30 minutes, la foule continuant de supporter son équipe, allait être témoin d’une remontée spectaculaire, alors que le CH perdait 5 à 0. Ce match, que le Canadien a gagné 6 à 5 sur un but de Saku Koivu est un de ses plus beaux souvenirs, même s’il était du côté des perdants, de par ce que la passion des amateurs peut provoquer chez son équipe.

La majorité des joueurs de la LNH choisissent le Centre Bell lorsque vient le temps de parler de leur patinoire préférée. Contrairement au Forum, ce ne sont pas les coupes Stanley ni la grande histoire riche, mais bien les partisans qui ont fait de cet endroit ce qu’il est aujourd’hui.

Un mot sur l’expansion

La LNH, devrait annoncer en juin le nom d’une ou des villes qui seront retenues pour l’expansion prévue pour 2017-2018.

Las Vegas semble avoir la cote, Gary Bettman souhaitant plus que tout installer une équipe dans la ville de l’entertainment, ajoutant ainsi une autre équipe dans la Conférence de l’Ouest. Et il y a Québec, qu’on a peine à confirmer si elle est toujours sur les rangs pour obtenir une équipe.

Las Vegas est la terre promise pour Gary Bettman et Québec est une option sûre en cas de débâcle dans une autre ville de la Ligue. Un peu comme Winnipeg,  où, à contrecœur, le commissaire a autorisé le déménagement des Thrashers d’Atlanta parce qu’il y avait urgence… et la puissante famille Thomson. Québec a un édifice, des partisans et des propriétaires (Québecor), qui sont partenaires de la LNH, et est prêt à devenir une excellente solution de rechange pour permettre à la Ligue de sauver la face.

Les gens devront s’armer d’un peu plus de patience parce qu’inévitablement, Québec va devenir une solution à un problème urgent qui viendra, mais qui n’est peut-être pas encore survenu.

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