C'est la folie pour l'ex-journaliste du Courrier Patrick Vallée

Demande des médias pour l'Impact

Pierre Loiselle cds.redaction@tc.tc
Publié le 1 mai 2015

Patrick Vallée accompagne l'Impact de Montréal partout où il va, comme lors d'une tournée médiatique au parc Illinois de Brossard, à l'été 2014.

©Photo: TC Media - Archives

SOCCER. Depuis deux semaines, l'un des emplois les plus fous au Québec est celui de directeur des communications de l'Impact de Montréal, poste qu'occupe l'ex-journaliste sportif du Courrier du Sud Patrick Vallée.

La natif de Longueuil était déjà occupé au possible quand il s'est rendu au Mexique pour le match aller de la finale de la Ligue des Champions de la CONCACAF du 22 avril impliquant l'Impact et le CF America. Depuis son retour chez nous, le nombre de demandes d'accréditation, d’entrevues et de conférences de presse en vue du match retour de ce soir, mercredi, au Stade olympique, dépassent l'entendement.

«Ça arrive de partout au monde! Sans surprise, les médias canadiens, américains et mexicains sont de la partie, raconte Patrick. Mais il y a des demandes selon la nationalité de chacun de nos joueurs. Il y a bien sûr Patrice Bernier, notre capitaine local, mais des demandes arrivent par exemple de France pour Hassoun Camara, d'Écosse pour Calum Mallace et d'Angleterre pour Nigel-Reo-Coker. Aussi, comme l'équipe gagnante représentera la CONCACAF à la Coupe du monde des clubs de la FIFA au Japon, en décembre, une délégation japonaise est chez nous.»

Au moins 250 représentants médias

Selon Patrick Vallée, pour les plus grands événements de soccer internationaux présentés au Stade olympique, son organisation accueille une centaine de journalistes ou de photographes.

«Cette fois, il y en aura au moins 250. Habituellement, nous accueillons une équipe de télédiffusion officielle; cette fois, il y en a cinq. Nous devons doubler nos zones de presse et utiliser les locaux d'abord prévus pour la Coupe du monde de soccer féminin en juin.»

Il a vécu la même sensation vertigineuse au Stade Azteca, lors du match aller. «Habituellement, aux matchs internationaux de l'Impact, nous desservons de 2 à 5 médias canadiens et faisons une conférence de presse hebdomadaire. Cette fois, il y en avait 20 et nous multiplions les rencontres, autant à l'hôtel qu'au stade. D'un côté, nous voulions observer le match pour avoir une idée des joueurs qui seraient en demande, mais nous avions une multitude de tâches à faire pendant le match. C'est fou, mais des passionnés comme nous rêvons à de tels moments!»

Vallée – qui, après ses études universitaires, a été entraîneur de soccer à Longueuil, a écrit dans Le Courrier du Sud, s'est mêlé de hockey junior AAA au Collège Français et a œuvré à l'Association de soccer régionale de la Rive-Sud (ARSRS) – s'est mis à collaborer avec l'Impact à la suite d'un projet avec l’ARSRS.

«À mes débuts avec l'Impact, en 2003, le club de soccer était sympathique, mais pas reconnu comme un vrai club professionnel. Depuis, il est devenu une organisation majeure. De mon côté, je travaillais seul et maintenant, nous somme sept employés à temps plein.»

«Habituellement, j'évite les entrevues personnelles, préférant laisser la place aux joueurs, mais on n’oublie pas ses racines longueuilloises et Le Courrier du Sud», ajoute-t-il avec le sourire.

Augmentation de crédibilité

«Il est certain que les retombées de cette visibilité seront énormes pour l'Impact. Perd ou gagne, à chaque événement international ayant impliqué l'Impact, l'équipe a toujours gagné en crédibilité et reconnaissance. Plus que jamais, ça sera encore le cas», jure Patrick Vallée.

Il n’a fait qu’une seule demande au Courrier du Sud. «Je rappelle aux amateurs de consulter le site Marquons l'Histoire.com. Notre équipe a travaillé très fort pour mettre sur pied ce site et l'adapter à chaque nouvelle phase de la Ligue des Champions. Les amateurs en apprendront beaucoup sur l'histoire et la signification de la Ligue des Champions de la CONCACAF», conclut-il.