« Nous sommes à donner une vocation de soccer au Stade olympique »

- Patrice Bernier

Pierre Loiselle cds.redaction@tc.tc
Publié le 21 novembre 2016

Patrice Bernier

©Photo: La Presse canadienne

SOCCER. Le match «aller» de la finale de conférence de l'Est de la Major League Soccer (MLS), que l'Impact de Montréal disputera au Toronto FC le 22 novembre devrait attirer 60 000 personnes au Stade olympique.

Et s'il y a quelqu'un qui, à 37 ans, apprécie la situation dans laquelle il se trouve, c'est bien le capitaine de l'Impact Patrice Bernier.

«Tout joueur s'entraîne et se défonce pour de telles occasions. Même les meilleurs au monde vivent au maximum trois à six finales du genre dans leur carrière. Et j'ai la chance de vivre ça au Québec, devant ma famille. Depuis mon retour à Montréal, j'ai vécu le <@Ri>happening<@$p> de notre premier match en MLS au Stade olympique, la présence de David Beckam chez nous et le match de la Ligue des Champions, tous devant 60 000 personnes. Et maintenant, cette finale; c'est fantastique! Le Stade était associé au baseball; nous sommes en voie d'en faire une enceinte de soccer.»

La saison de l'Impact a été vertigineuse. Départ canon, suivie d'une longue période de flottement ou l'équipe gagnait peu et d’une fin de saison en crescendo, l'Impact surprenant deux bêtes noires en séries éliminatoires, le DC United et le Red Bull de New York.

«J'ai vécu de tels scénarios aussi en Europe, indique Bernier. Les saisons sont longues. Ce sont des marathons collectifs avec plusieurs rebondissements possibles. Les professionnels développent l'art de passer au travers des périodes noires et deviennent plus forts mentalement. En ce moment, nous sommes unis comme jamais.»

Dans le carré d'as des séries, les joueurs ont déjà la motivation au tapis. Mais le capitaine reste alerte.

«Quand tu gagnes, tout va comme sur des roulettes, mais il faut savoir rester concentré. Après un court repos avant le match contre DC United, cette fois le délai est long [16 jours]. Nous avons pris du repos mais là, il faut réactiver la concentration et l'état d'alerte et transposer ça en exécution au bon moment. Et des vétérans comme moi ont un rôle à jouer pour y arriver.»

Le milieu de terrain voit la rivalité entre l’Impact et le Toronto FC, deux équipes qui sont arrivées en MLS il y a cinq ans, atteindre un sommet jamais vu jusqu’à présent.

«Nous avons eu des rendez-vous importants à chaque année. En 2013, Toronto a passé près de nous sortir des séries de fin de saison. En 2014, nous avions une mauvaise saison alors qu’ils étaient aux portes des séries, et nous les avions éliminés. En 2015, on les avait battus en séries. Maintenant, nos deux équipes sont nettement améliorées et nous en sommes à une première finale de conférence. C'est une étape majeure dans notre rivalité», conclut Bernier.