Maxime Crépeau vise une place avec le grand club

Impact de Montréal

Arnaud Koenig-Soutière arnaud.koenig-soutiere@tc.tc
Publié le 11 février 2016

Maxime Crépeau a enfilé l'uniforme du FC Sélect Rive-Sud et du Celtix du Haut-Richelieu avant de joindre l'Académie de l'Impact en 2010.

©Gracieuseté - Impact de Montréal

SOCCER. À sa troisième saison chez les professionnels, Maxime Crépeau n'a qu'un seul objectif en tête: ravir le poste de gardien numéro 2 avec l'Impact de Montréal. Le portier de 21 ans gravit les échelons peu à peu et gagne en confiance, lui qui vient de disputer son premier match avec la sélection nationale canadienne senior contre les États-Unis et qui revient d'un stage de trois semaines avec le FC Bologne, en Italie.

«Mon objectif personnel est de commencer à jouer des minutes dans la grande ligue dès cette année, confie le jeune de Candiac, né dans l’arr. de Greenfield Park. Le match contre les États-Unis m'a confirmé que je suis capable de jouer à ce niveau-là et ça a probablement aidé à le prouver aux autres.»

Crépeau devra cependant batailler ferme afin de faire sa place dans la formation régulière de l'Impact. Eric Kronberg, l'actuel auxiliaire du onze montréalais, est un vétéran de 10 saisons en Major League Soccer (MLS).

«Il est physiquement imposant (6'5''). Mais je pense que je peux en amener autant à ma manière, estime l'ancien gardien du Celtix du Haut-Richelieu et du FC Sélect Rive-Sud. Malgré la compétition, on s'entend super bien lui et moi. On est des professionnels.»

Les Italiens font différemment sur de petits détails, mais au final, ça fait une grande différence. Maxime Crépeau

Premier départ

À défaut d'avoir chaussé les crampons pour une première fois en MLS, Crépeau a connu un franc succès à son baptême devant la cage canadienne face à une formation américaine regorgeant de talent.

Il a bloqué 6 tirs dans une défaite de 1 à 0, ne cédant qu'à la 89e minute sur un tir du canon offensif du Toronto FC, Jozy Altidore. Une excellente performance, étant donné que le Canada pointe au 102e rang du classement de la FIFA, contre le 33e échelon pour les hommes de l'oncle Sam.

«Je n'avais pas peur de l'échec; je voyais plutôt ça comme une opportunité. L'équipe technique de l'Impact a certainement vu le match et je crois qu'elle y accorde de l'importance, puisque c'est une bonne façon de mesurer ce que je pourrais faire dans la MLS», croit-il, lui qui a évolué l'an dernier avec le club-école de l'Impact, le FC Montréal.

Stage outre-Atlantique

Les liens étroits entre l'Impact et le FC Bologne, deux clubs dont Joey Saputo est le propriétaire, auront permis au gardien de 21 ans de polir son jeu. Crépeau s'est envolé pour l'Italie en janvier pour y vivre un stage d'une vingtaine de jours avec l'équipe de Série A.

«Ils ont une approche et un style de jeu différents. Le jeu là-bas est moins physique qu'en Amérique du Nord, mais il est beaucoup plus tactique et technique. Les Italiens font différemment sur de petits détails, mais au final, ça fait une grande différence», constate celui qui fait partie de l'organisation de l'Impact depuis l'âge de 15 ans.

Ses hôtes italiens lui ont appris autant sur le terrain qu'en gymnase, selon Crépeau, mais c'est surtout sur le plan de l'entraînement et de la préparation qu'il a été impressionné.

«La MLS possède un bon niveau de jeu, mais le jeu reste supérieur en Italie. Ça m'a grandement aidé, tant par l'expérience que j'ai acquise que le développement que j'ai fait là-bas, croit-il. Sans cibler de point précis de mon jeu, je me suis amélioré sur pas mal toutes les facettes.»

Crépeau tentera maintenant de transposer ses apprentissages avec l'Impact pour y décrocher un poste avec le grand club. Pour ce faire, il s'envolera pour St-Petersburg, en Floride, où se déroulera la deuxième partie du camp d'entraînement de l'Impact, du 15 au 28 février.