Le CS Longueuil en milieu de peloton, mais en constante amélioration

Gain de 7 à 2 avant la première pause du calendrier

Pierre Loiselle cds.redaction@tc.tc
Publié le 23 juin 2016

Le CS Longueuil aura un gros test samedi, alors qu’il recevra le seul club invaincu de la ligue, l’AS Blainville, au parc Laurier 1, à 18h.

©Photo: TC Media - Archives

SOCCER. Qui est l'équipe semi-professionnelle du CS Longueuil? Celle qui a perdu son match d'ouverture 4 à 1 contre les champions de 2015 à Lakeshore ou celle qui a humilié le FC Lanaudière 7 à 2 à son dernier match régulier, le 11 juin, à Longueuil?

La réponse viendra lors des prochaines semaines, alors que l'équipe locale – la plus jeune de la Première ligue de soccer du Québec (PLSQ) – affrontera une 2e fois chacune des 6 autres équipes.

Avant le dernier week-end, après 5 matchs disputés, le CS Longueuil avait perdu contre les deux équipes les plus expérimentées, Lakeshore SC et CS Mont-Royal Outremont (CSMRO); annulé contre une équipe jouant pour ,500, le FC Gatineau; et battu les équipes du bas du classement, le Ottawa Fury FC et le FC Lanaudière. L’équipe longueuilloise était ainsi classée au 5e rang de la ligue avec 7 points.

Une seule équipe adverse n'avait pas encore été affrontée par le CS, soit l’AS Blainville, seule équipe invaincue de la PLSQ. Les deux prochains duels de Longueuil étaient prévus contre eux, soit le premier match de Coupe PLSQ aller-retour, samedi dernier à Longueuil [défaite de 4 à 0], et son prochain match régulier, le 25 juin, à 18h, au parc Laurier.

Du bon malgré les cartons rouges et les blessures

L'entraîneur-chef du CS Longueuil, Anthony Rimasson, a pris beaucoup de notes depuis le début de la saison et a une bonne idée de la direction à prendre pour la suite des choses.

«Nous avons bien fait dans les circonstances jusqu'ici, croit-il. Notre équipe est jeune, nous conjuguons avec plusieurs blessures et lors de nos deux défaites contre des équipes aguerries, nous avons joué à 10 contre 11 à la suite de cartons rouges. Des gars comme Léonardo Kassaka – avec l'Impact l'an dernier – et les jeunes Anasse Boussarhane et Christopher Rose sont sur la touche. Quand notre équipe de réserve U21 AAA et notre équipe semi-pro jouent le même jour, nous sommes serrés au plan de la profondeur pour les remplacements.»

Rimasson a noté que le Lakeshore SC est une équipe très étoffée et que le CSMRO, malgré quelques joueurs âgés, est toujours efficace lors des situations importantes. Et il n'est pas surpris du succès de l’AS Blainville, «une équipe avec des attaquants particulièrement rapides, menés par Pierre-Rudolph Mayard, un Lavallois ayant fait des stages avec l'Impact, le Battery de Charleston, les Rhinos de Rochester et le Fury d'Ottawa».

Il ne prévoit pas fermer le jeu contre eux, «mais il faudra éviter les errements comme lors de notre dernier match contre le FC Lanaudière».

L’entraîneur-chef aime somme toute ce qu'il voit de son équipe. «Sur le plan technique, nous sommes à notre place, tout est normal. Nous avons une équipe unie peu importe les circonstances, une équipe qui travaille beaucoup. Nos jeunes crient présents aux entraînements.»

Mais Rimasson souhaite une plus grande sérénité chez certains. «Contre Lakeshore et CSMRO, certains joueurs plus irritables ont répondu aux provocations adverses. C'est une attitude à corriger», croit-il.

Une attaque qui se raffine

L'attaque du CS Longueuil, qui manquait de finition dernièrement, montre soudainement de belles choses, le gain de 7 à 2 contre Lanaudière en faisant foi.

«L'adversaire nous laissait beaucoup de profondeur et nous en avons profité, nos joueurs latéraux montant même faire du surnombre, raconte Rimasson. Nos buts sont vraiment comptés en équipe, mais d'avoir un finisseur comme Karim Ourzdine [4 buts en 3 matchs], entouré de El Mehdi Ibn Brahim [3 buts en 4 parties] et de l'Hubertin Philippe Davies [2 buts], fait que nous croyons en nos chances de marquer.»