L'Euro et la Copa America ont relancé la passion du soccer chez nous

Pierre Loiselle cds.redaction@tc.tc
Publié le 29 juin 2016

La passion pour le ballon rond est toujours bien existante chez nous, alors que s'amorceront demain les quarts de finale de l'Euro 2016 en France.

©Photo: TC Media - Archives

ENGOUEMENT. Avec deux événements de soccer aussi prestigieux que l'Euro 2016, dont les quarts de finale débutent demain, et la Copa America ayant couronnée le Chili dimanche, des impacts se font-ils sentir sur la popularité du ballon rond chez nous? Le Courrier du Sud a posé la question au directeur général de l'Association régionale de soccer de la Rive-Sud (ARSRS).

Marc Wilson voit beaucoup plus d'effets sur la qualité des interventions et la passion des amateurs que sur une quelconque hausse de participation chiffrable.

«Par le passé nous n'avons jamais pu établir de liens significatifs entre des événements comme la Coupe du monde et la participation au soccer sur la Rive-Sud. Mais il y a des effets parallèles, ne serait-ce que d'entretenir la passion des fans. L'Euro est plus suivi chez nous à cause de la télédiffusion par nos canaux conventionnels, mais pour les Sud-Américains, la Copa America est tout aussi épiée et ils n'en ratent pas une.»

Il sent l'effervescence dans les bureaux même de l'ARSRS, dans l’arr. de Greenfield Park.

«Notre personnel est composé de plusieurs Européens et Sud-Américains. Nous faisons des prédictions et analyses et des taquineries de circonstance. Nous nous amusons et commentons plusieurs enjeux, dont l'arbitrage controversée du match France-Roumanie en ouverture d'Euro.»

Des suites tangibles au Mondial féminin de 2015

Pour Marc Wilson, la Coupe du monde féminine de 2015, présentée au Canada, a été un élan pour faire progresser les choses localement.

«Nous nous sommes sensibilisés aux besoins des filles au soccer et nous sommes en action. Nous avons fait le portrait de 15 femmes d'influence chez nous [dont Cindy Walsh, directeur technique adjointe et ex-championne de CONCACAF avec l'équipe canadienne] dans les médias et avons bâti des choses. Les femmes sont plus à l'aise quand elles travaillent ensemble. Nous avons tenu un stage d'entraîneurs de soccer féminin ayant regroupé de 18 à 20 femmes en juin et elles ont beaucoup aimé l'expérience.»

Et les initiatives continuent. «Trois femmes ont récemment arbitré un match semi-professionnel masculin de la Première ligue de soccer du Québec (PLSQ) à Longueuil. Un autre stage pour intervenantes de soccer féminin U8 à U12 aura lieu le 6 juillet au parc Rosanne-Laflamme de Saint-Hubert. Nous commençons aussi à plancher sur un genre de PLSQ au féminin vers 2018. Une telle chose existe à Vancouver. Nous voulons donner les mêmes opportunités aux jeunes filles à moyen terme et aussi aider les meilleures joueuses adultes à poursuivre leur développement.»

Bientôt une 2e équipe rive-sudoise en PLSQ?

Parlant de PLSQ, on note qu'il y a deux équipes sur la Rive Nord de Montréal (Blainville et Lanaudières), deux à Montréal (Mont-Royal Outremont et Lakeshore) et deux dans l'Outaouais (Gatineau et Ottawa), mais une seule sur la Rive-Sud (CS Longueuil). Une 2e équipe chez nous, est-ce réaliste?

«Les choses s'activent à Saint-Jean-sur-Richelieu, qui fait partie de notre territoire. Le projet est avancé. À court terme, il devrait y avoir une 2e équipe chez nous et une équipe de la région de Québec devrait se joindre à la PLSQ aussi.»

Quelles sont les attentes pour les deux équipes U13 de la Rive-Sud qui nous représenteront aux Jeux du Québec à Montréal cet été, après que nos équipes féminines et masculines aient participé aux deux finales à Longueuil en 2014?

«Nos filles et nos garçons ont aussi participé aux finales des sélections régionales à Sherbrooke en 2015, qui sont la réplique des Jeux du Québec. Cette année, nous serons encore dans la division 1. Il m'est difficile de faire des prédictions, mais nous viserons des tops 4 pour sûr.»

En plus de Longueuil et Brossard, Marc Wilson souligne aussi la vitalité du soccer lambertois et hubertin.

«Saint-Hubert est l'une des localités du Québec ayant le plus d'équipes compétitives et elle recevra les sélections régionales en 2017. De son côté, Saint-Lambert compte 1200 joueurs de soccer pour moins de 22 000 résidents; c'est un taux de pénétration exceptionnel!»