En vitrine au 300, lieu d’exploration et de découvertes musicales de la relève

En vitrine au 300, lieu d’exploration et de découvertes musicales de la relève

Marjolaine Morasse est l'initiatrice des spectacles En vitrine au 300.

Crédit photo : Gracieuseté

MUSIQUE. La série de spectacles En vitrine au 300, c’est l’occasion de découvrir de jeunes talents de la relève musicale de la région. L’auteure-compositrice-interprète Marjolaine Morasse est à la tête de ce projet qu’elle décrit comme un «cabaret musical créatif».

En vitrine au 300 prend place à la Maison de la culture, sur la rue Saint-Charles. Le 26 octobre, Nicolas Patterson, Raphaël Dénommé et Andy St-Louis avaient partagé la scène. Le 23 novembre, ce sera au tour d’Ariane Laniel, Allan Hurd et Thierry Bruyère de se lancer.

Le spectacle se veut un lieu d’exploration qui donne la possibilité aux auteurs-compositeurs-interprètes de tester leur nouveau matériel. «C’est le même principe que les soirée d’humour, où les humoristes vont tester leurs gags. En chanson, il y a toujours un moment malaisant dans ton spectacle où tu dis « voici une nouvelle toune »», relate Marjolaine Morasse.

Parmi ce nouveau matériel, les chanteurs livreront leur réponse à un défi lancé par l’animatrice. Un mois à l’avance, elle leur a imposé un thème sur lequel ils ont dû créer une chanson.

Dans une formule cabaret qui s’apparente à un show télé, les trois artistes partagent la scène du début à la fin, présentent leurs chansons, discutent de leur coup de cœur, de leur plaisir coupable musical, etc.

Marjolaine dirige ces entrevues. «On fait ce genre d’exercice pour les artistes bien établis, alors pourquoi ne pas prendre le temps de le faire aussi avec la relève?» soulève-t-elle.

Créer ensemble

Les artistes ne se voient pas avant de monter sur scène, hormis aux tests de son. De cette rencontre entre des chanteurs de styles musicaux différents naît une belle synergie, évoque l’animatrice et chanteuse.

«Ils seront appelés à jouer ensemble, alors on voit une collaboration qui nait pendant les tests de son. « Ah, je vais t’ajouter une ligne de piano » ou encore « ça, c’est ma suite d’accords », relate-t-elle. On veut vraiment créer des moments privilégiés entre les artistes mais aussi avec le public. On vous invite dans notre salon!»

Durant la soirée, Marjolaine Morasse chante aussi quelques-unes de ses compositions et se joint aux performances des trois artistes.

Place à la relève

En  vitrine au 300 a vu le jour grâce à l’Entente de développement culturel entre le ministère de la Culture et la Ville de Longueuil. Il aura fallu néanmoins pas loin de deux ans pour que le projet se concrétise.

«Au Bureau de la culture, les gens ont vraiment trippé sur mon idée. Mais il fallait que ça coïncide avec les subventions», lance la résidente de Longueuil.

La chanteuse a commencé cette initiative à la Maison de la culture de Beloeil, pendant cinq saisons.

«C’est important de faire place à la relève, parce qu’à part les premières parties, ce n’est pas évident de faire sa place dans les grosses programmations. Les diffuseurs voient les artiste de la relève comme un risque.»

«Il faut développer cette habitude culturelle, ajoute-t-elle. Avec un concept comme celui-là, où on peut découvrir trois artistes d’un coup, le spectateur va peut-être se dire : Ok, je vais essayer ça.»

En plus de ce projet, des spectacles et des résidences, Marjolaine Morasse travaille à la préparation de son premier mini-album, dont la sortie est prévue en janvier.

Au programme le 23 novembre.
Allan Hurd