COVID-19
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Fin des tests PCR à la population pour donner de l'air aux centres de dépistage

mercredi le 05 janvier 2022
Modifié à 12 h 06 min le 06 janvier 2022
Par Audrey Leduc-Brodeur

aleduc-brodeur@gravitemedia.com

Les tests PCR sont réservés à des clientèles vulnérables. (Photo Pixabay)

Une personne atteinte de symptômes s'apparentant à ceux de la COVID-19, comme la fièvre, la perte soudaine de l'odorat, une toux récente ou l'essouflement, mais qui n'a pas accès à un test rapide pour le confirmer, est désormais considérée comme porteuse du virus. 

C'est l'essentiel du message partagé par le gouvernement du Québec depuis qu'il a annoncé, le 4 janvier, que les tests de dépistage PCR réalisés en clinique ne seront plus offerts à la population générale.

Cette décision a été prise en raison de la hausse marquée du nombre de cas d'infection au variant Omicron, explique le ministère de la Santé. Les délais d'analyse des tests effectués en clinique de dépistage étaient devenus trop longs, indique-t-il. 

Seules certaines clientèles sont dorénavant priorisées, soit:

- Les personnes symptomatiques appartenant aux groupes suivants: patients hospitalisés, patients des services d’urgence, travailleurs de la santé en contact avec des patients, le personnel, les résidents, les fournisseurs de soins essentiels et les visiteurs dans les hôpitaux et les lieux d’hébergement collectif, les patients ambulatoires pour lesquels un traitement contre la COVID-19 est envisagé et les personnes sans abri ou en précarité résidentielle;

- Les personnes issues des communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis et les personnes se rendant dans ces communautés pour y travailler;

- Les personnes lors d’une admission ou d’un transfert vers ou depuis un hôpital ou un lieu d’hébergement collectif;

- Les personnes asymptomatiques en milieu hospitalier, dans les établissements de soins de longue durée et les lieux et établissements d’hébergement collectif, conformément aux orientations ou directives provinciales.

Québec se réserve également le droit d'inviter les personnes asymtomatiques et symptomatiques qui ont été en contact avec une éclosion confirmée ou suspectée dans un milieu à haut risque à se faire tester. 

Autrement, les personnes aux prises avec des symptômes qui ne correspondant aux groupes mentionnés doivent se tourner vers des tests rapides disponibles en pharmacie. Si elles n'y ont pas accès, «elles sont considérées comme des personnes atteintes de la COVID-19 et doivent suivre les consignes d’isolement en vigueur», indique le ministère de la Santé.

Ottawa doit acheminer 140 millions de tests rapides aux provinces dans les prochains jours, a d'ailleurs annoncé le premier ministre Justin Trudeau le 5 janvier. 

Achalandage dans les cliniques

Invité à commenter l'achaladange dans ses centres de dépistage de la COVID-19, le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest (CISSSMO) a confirmé ne pas être épargné, partageant que «ses cliniques à Vaudreuil-Dorion, Salaberry-de-Valleyfield et Châteauguay se remplissent rapidement». 

«Plusieurs cliniques de dépistages mobiles sont également offertes pratiquement tous les jours, et ce, malgré la rareté de main-d’œuvre», a ajouté Catherine Brousseau, agente d'information aux communications externes, relations médias et ministérielles. 

Aucune plage horaire n'est toutefois disponible pour celle restante à Pincourt le 7 janvier, notamment. 

En début de semaine, aucun rendez-vous n'était également offert aux trois cliniques du CISSSMO, de même qu'au centre de Brossard, géré par le CISSS de la Montérégie-Centre. À la clinique de Boucherville, il fallait patienter jusqu'au 22 janvier pour en obtenir un. 

La plateforme Web du gouvernement référait plutôt les résidents de la région vers des établissements situés sur l'île de Montréal. Par exemple, un résident de Candiac, qui aurait voulu réserver un rendez-vous de dépistage, se faisait offrir des disponibilités à l'Hôpital de Verdun et aux CLSC environnants. De plus, la clinique sans rendez-vous déployée à l'Institut universitaire en santé mentale Douglas à Verdun était la première option suggérée. Le 5 janvier, son temps d'attente tournait autour d'une heure.

«Nous sommes situés à proximité du territoire de l’ouest de l’île de Montréal. Lors de la prise de rendez-vous, les cliniques à proximité géographiques s’affichent sur la plateforme Web, indépendamment du territoire de résidence», a expliqué Mme Brousseau. 

Service privé

Puis, devant l'attente et l'absence de rendez-vous au public, des personnes qui souhaitent se faire tester se tournent vers le privé. À Brossard, sur le boul. Taschereau, la clinique mobile Go Test Rapide propose depuis le 16 novembre des tests PCR au coût de 175 $ et promet des résultats en moins de 48 heures. 

Un employé a indiqué au Reflet que l'entreprise compte continuer de réaliser des tests PCR à la population générale, à la suite de la directive du gouvernement pour les cliniques du réseau public. 

«Présentement, les temps d'attente sont très raisonnables et les résultats sont assez rapides», a-t-il dit. 

Quand utiliser un test rapide ?

Une personne avec des symptômes qui s’apparentent à ceux de la COVID-19 devrait utiliser un test rapide le plus rapidement possible.

- Si le résultat est positif, il faut s’isoler.
- Si le résultat est négatif, il faut s’isoler, surveiller ses symptômes et faire un deuxième test rapide 24 heures plus tard.
- Si le résultat est invalide, il faut tout de suite refaire le prélèvement et le test avec du nouveau matériel.

Après le deuxième test rapide :

- Si le résultat est positif, il faut s’isoler.
- Si le résultat est négatif et que les symptômes perdurent ou s’aggravent, il faut utiliser l’outil d’autoévaluation  ou consulter un professionnel de la santé au besoin.
- Si le résultat est toujours négatif et que les symptômes s’amenuisent, il est possible de reprendre ses activités tout en appliquant les consignes sanitaires de base.
- Si le résultat est invalide, la personne doit tout de suite refaire le prélèvement et le test avec du nouveau matériel.