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Soigner sa détresse avec le Carrefour le Moutier

mardi le 14 septembre 2021
Modifié à 9 h 54 min le 20 septembre 2021
Par Michel Hersir

L’ADN du Carrefour le Moutier est de venir en aide aux gens qui en ressentent le besoin. (Photo : Gracieuseté)

De leur bureau sur la rue Saint-Charles à Longueuil, les bénévoles du Carrefour le Moutier tentent de soigner la détresse des gens, un appel à la fois. Alors que la pandémie a sensibilisé de façon générale aux enjeux de santé mentale, les besoins en la matière sont plus présents que jamais, et l’organisme se veut un premier pas pour aider les gens à se sentir mieux.

Le service d’écoute téléphonique du Carrefour est à la base de leurs activités de prévention de la détresse. En parallèle, l’organisme offre notamment un service d’écoute personnalisé, divers ateliers et un service d’accueil aux nouveaux arrivants.

«On veut que les gens sachent qu’on est là, explique Oriane Wion, agente de communication pour l’organisme. Surtout pour la ligne téléphonique, on a déjà eu des commentaires de gens qui se faisaient dire d’aller ailleurs pour un service similaire. Nous, s’ils veulent appeler 20 fois, on répond 20 fois.»

La trentaine de bénévoles sont formés à l’interne et choisis à la suite d’entrevues pour leur bienveillance, leur ouverture et leur empathie. Les appels qu’ils reçoivent sont confidentiels, gratuits et anonymes.

La majorité des gens qui rejoignent l’organisme viennent de l’agglomération de Longueuil, mais les appels de l’extérieur sont également acceptés.

«On ne laissera pas tomber quelqu’un, on prend l’appel, peu importe», souligne Mme Wion.   

Lorsque le service d’écoute par téléphone s’avère insuffisant, l’organisme offre un service d’écoute personnalisé pour approfondir la démarche de la personne. Les gens sont ainsi amenés à venir sur place, toujours de façon confidentielle et anonyme, et un plan d’action est établi entre le bénévole et l’usager afin de régler une situation précise.

L’organisme propose en outre le réseau Sentinelle, soit des gens formés au Carrefour qui peuvent effectuer des interventions de premier niveau. Par exemple, lorsqu’une Sentinelle détecte de la détresse chez quelqu’un, elle l’approche, l’écoute et la réfère au bon endroit.

«C’est un peu comme si on formait des bottins de références sur deux pattes!» illustre Mme Wion.

Les nouveaux arrivants peuvent aussi contacter l’organisme afin d’être accompagnés et intégrés à leur nouvelle communauté.

Ateliers

Depuis quelques années, le Carrefour le Moutier offre également une série d’ateliers en lien avec leur mission. Ainsi, avec l’aide de l’organisme en santé mentale Relief, qui fournit le matériel, le Carrefour propose entre autres des ateliers d’autogestion de la santé mentale.

L’atelier se déroule en petit groupe de six à dix personnes, en personne ou en ligne. Chaque semaine, les participants reçoivent des informations sur une thématique différente et sont invités à échanger sur leur vécu.

«L’objectif ultime est de mieux les outiller dans leur vie quotidienne, qu’ils développent une meilleure estime de soi, explique Oriane Wion. On le sait, l’anxiété, on ne peut l’éliminer complètement, mais si on peut détecter ses signaux, on est déjà mieux parti. Que la personne reconnaisse qu’elle vit avec de l’anxiété est déjà tout un processus.»

L’organisme a également été un partenaire dans le lancement du projet Résilience Rive-Sud, né au cours de la pandémie. Ce projet a pour but d’informer des effets possibles de la pandémie sur la santé mentale, et du fait même, de favoriser la capacité de résilience dans un tel contexte.

Le projet propose d’ailleurs l’atelier L’ABC pour cultiver sa résilience. Cette séance de deux heures et demie montre aux participants ce qu’est la résilience et comment prendre soin de soi lors d’un ou plusieurs changements de vie significatifs.

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