La formation continue et le service aux entreprises: une proximité gage de succès

La formation continue et le service aux entreprises: une proximité gage de succès

Des milliers d’heures de formation sont données chaque année chez P&WC par le personnel enseignant de l’ÉNA.

Crédit photo : Gracieuseté

Le cégep Édouard-Montpetit regorge de particularités académiques. L’agilité et la flexibilité qualifient bien la formation continue et les services aux entreprises, selon sa directrice Aude Clotteau.

Le cégep Édouard-Montpetit est un acteur clé dans la région pour la formation, non seulement pour les étudiants, mais également pour les adultes qui désirent se perfectionner ou changer de carrière. Que ce soit de la formation en français, en anglais, des cours théoriques, des ateliers pratiques ou en ligne, des formations offertes 24 heures sur 24; tout est possible!

«Il y a une énorme méconnaissance des possibilités de formation continue et des services aux entreprises, raconte Aude Clotteau. Il y a aussi des possibilités extraordinaires en aéronautique en ce moment. On veut que les gens le sachent!»

Selon la directrice, il s’agit d’un réel moteur économique pour la région en raison de la proximité.

«On est branché sur les entreprises. On offre des solutions de formation faites sur mesure. On va dans les entreprises, on leur demande quels sont leurs besoins. C’est ainsi qu’on contribue à leur succès. On les accompagne dans leurs formations et changements.»

Attestation d’études collégiales
Les trois principaux secteurs d’activités dans lesquels il y a une demande sont l’aéronautique, la santé et la gestion. Les techniques d’éducation à l’enfance et les techniciens en informatique viennent compléter le portrait.

«Dans la grande région de Montréal et à travers le Québec, notre formation est réputée. Avec 7100 étudiants par année en formation sur mesure, vous comprendrez l’impact que l’on peut avoir sur les entreprises», souligne Aude Clotteau.

Adaptation à la réalité québécoise
Des cours d’intégration sont également offerts aux personnes immigrantes, tels que des cours de francisation, qui sont de plus en plus populaires. Certaines formations viennent aussi perfectionner la formation des nouveaux arrivants afin qu’elle soit davantage adaptée aux réalités du Québec.

Une reconnaissante des acquis et des compétences – c’est-à-dire une évaluation de l’expérience de travail et de la formation afin d’offrir un profil à suivre – est aussi disponible et très populaire auprès des immigrants.

Des clients satisfaits
«On fait toujours une évaluation de nos cours et de nos enseignants, affirme Aude Clotteau. Une validation avec les besoins versus ce qu’on a offert. La meilleure preuve de notre succès? Les clients reviennent! On se retrouve dans une croissance assez importante. On a une excellente rétroaction des entreprises qui font affaires avec nous.»

Pour appuyer les affirmations de la directrice, la parole a été attribuée à un des principaux clients, le directeur de l’organisation du travail et de la formation chez Pratt & Whitney Canada Claude Picard. Ce dernier collabore fréquemment avec l’École nationale d’aérotechnique.

Un de ses rôles consiste à établir les relations entre P&WC et l’ÉNA. Cette relation se définit par deux volets distincts: la formation continue et le service aux entreprises.

«On travaille davantage avec le service aux entreprises, qui a pris beaucoup d’ampleur dans les dernières années, mentionne Claude Picard. L’ÉNA nous soutient bien à ce chapitre-là.»

Selon les renseignements de P&WC, 99% de la formation en classe fournie à leurs employés est offerte par l’ÉNA.

«On joue un rôle d’influenceur, explique-t-il. On leur donne les grandes lignes de notre orientation future afin qu’ils adaptent leurs programmes et les compétences à développer selon nos besoins. P&WC est en plein dans le virage numérique 4.0 et l’ÉNA est consciente des transformations à effectuer aux programmes dans les prochaines années. C’est un gros enjeu, mais sur le plan technique, ils sont là.»

Claude Picard voit évidemment d’un bon œil la proximité de l’ÉNA avec les usines de P&WC.

«C’est clair que c’est un gros avantage, assure-t-il. Ça nous permet de donner beaucoup de formations en usine. Des professeurs de l’ÉNA viennent donner de la formation en tolérancement géométrique, en lecture de plan ou en fonctionnement des moteurs. C’est l’avantage d’être situé tout près. Ils peuvent facilement participer au développement de nos employés.»

«On a un impact réel, car des professeurs rapportent de la rétroaction sur les nouvelles technologies de nos usines pour la transmettre aux étudiants», ajoute-t-il.

En tout, entre 80 000 et 90 000 heures de formation sont données en classe chaque année aux employés de P&WC. En usine, ce chiffre grimpe à 150 000 heures.

P&WC collabore également avec l’ÉNA pour l’embauche des étudiants, qu’ils désirent attirer, et pour leurs nombreux stages.

Cyclique… mais pas totalement
«On a des centaines d’emplois disponibles, poursuit Claude Picard. Le domaine est perçu comme étant cyclique, mais on a toujours maintenu une relation solide, dans les bonnes comme dans les moins bonnes périodes. On ne veut pas collaborer juste quand on a un besoin.»

Aude Clotteau explique que les entreprises, plutôt que de perdre des employés, vont plutôt tenter de les former pendant les périodes creuses afin de transformer leur entreprise.

«Présentement, il n’y a vraiment pas de problème à trouver un emploi en aéronautique, au contraire, ajoute-t-elle. Dans ce domaine, les creux sont toujours moins creux que les précédents. L’industrie est toujours en croissance. Il y a une énorme demande. Les étudiants décrocheront un emploi presque assurément à la sortie de nos formations.»

«Si on n’avait pas établi des relations académiques comme celles-là il y a plusieurs années, P&WC ne serait pas capable de développer sa main-d’œuvre au niveau qu’on la développe aujourd’hui. L’ÉNA contribue de manière très positive à l’industrie aérospatiale», conclut Claude Picard.

Chaque année
1500 étudiants en formation créditée Attestation d’études collégiales (AEC)
7100 étudiants en formation sur mesure en entreprises

10 programmes d’AEC et leur taux de placement

  • Assurance de dommage (94%)
  • Courtage immobilier résidentiel (100%)
  • Comptabilité et finance (88%)
  • Techniques d’éducation à l’enfance (97%)
  • Intégration à la profession infirmière du Québec (69%)
  • Pratique avancée de la denturologie (100%)

Aéronautique

  • Agent de méthode en assemblages structuraux en aéronautique (pas de cohorte)
  • Conception assistée par ordinateur (pas de cohorte)
  • Éléments d’avionique (80%)
  • Maintenance d’aéronefs (78%)

Taux de placement global en aéronautique: 90%

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