La division du vote indépendantiste n’est pas à négliger, selon Catherine Fournier

La division du vote indépendantiste n’est pas à négliger, selon Catherine Fournier

Catherine Fournier lors de son discours, lundi soir.

Crédit photo : Jean Laramée - Le Courrier du Sud

Avec l’importante défaite du Parti québécois et la montée de Québec Solidaire dans la province, la division du vote souverainiste demeure un sujet grandement discuté.

Dans la circonscription de Marie-Victorin, l’addition des voix des partis indépendantistes totalise plus de la moitié des votes, soit 52,49%.

Il s’agit d’un aspect non négligeable, selon Catherine Fournier.

«On ne peut pas passer à côté du fait que QS, plus le PQ, c’est une voix extrêmement forte dans Marie-Victorin, a commenté la députée, quelques minutes après sa réélection, lundi soir. Je l’avais dit lors de la partielle, même si QS avait connu une moins bonne performance. Les deux votes additionnés, c’était plus que la majorité. C’est encore le cas.»

«Je l’ai constaté sur le terrain, c’est clair qu’il y avait une montée de QS. Ce sont des valeurs qui me rejoignent aussi, celles d’un parti progressiste indépendantiste», a-t-elle poursuivi.

«Je pense que ça témoigne des valeurs que porte la population de Marie-Victorin. Ça va peut-être forcer les choses pour la suite.»

Selon les propos de Catherine Fournier rapportés dans le Journal de Montréal, le PQ doit entamer «une réflexion globale». Une collaboration avec QS semblerait selon elle inévitable, bien qu’il soit «trop tôt» pour déterminer la forme qu’elle prendra.

La division des nouveaux partis
Le candidat de QS dans Marie-Victorin Carl Lévesque ne nie pas les faits lorsqu’il observe les suffrages.

Il apporte toutefois quelques nuances au vote «stratégique» et aux possibilités que représentaient QS et la Coalition avenir Québec pour les citoyens.

Carl Lévesque

«Il y a beaucoup de gens qui hésitaient entre la CAQ et QS. Ça arrive à toutes les campagnes, a mentionné Carl Lévesque en entrevue, au lendemain des élections. Les vieux partis ont tendance à s’écrouler un petit peu partout dans le monde. Il y a des gens qui ne veulent pas voter pour le Parti libéral ou le PQ; ils veulent autre chose. Comme ils n’ont pas toujours une très grande connaissance politique, ils ne font pas trop la différence entre la gauche et la droite, mais ils veulent du changement.»

Selon lui, les électeurs auraient donc hésité entre QS et la CAQ, davantage qu’entre le PQ et QS.

«De parler d’un côté de la division du vote souverainiste, c’est valable, mais il y a aussi la division des gens qui sont juste écœurés des vieux partis et qui veulent du changement.»

Le candidat solidaire croit cependant avoir perdu des voix au dépend du PQ en raison d’un vote stratégique.

«On a été coincé par un certain vote stratégique. Beaucoup d’électeurs péquistes, ayant peur que la CAQ passe, ont décidé de rester au PQ. D’un autre côté, si on a réussi à récolter 21,67%, ça veut dire que ce phénomène n’a pas eu autant d’attraction que d’habitude», a-t-il conclu.

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