Glamouriser le sirop d’érable

Glamouriser le sirop d’érable

Claudie Brassard

PRODUITS. S’il est généralement vendu dans sa traditionnelle "canne", le sirop d’érable se décline toutefois sous de nombreuses variantes. C’est ce que souhaite mettre de l’avant l’entrepreneure Claudie Brassard avec Nos cabanes, une nouvelle entreprise visant à présenter et valoriser le produit autrement.

«En partant à la découverte de nos érablières, nous avons réalisé qu’il n’y a pas un, mais bien des milliers de sirops d’érable au Québec.»

Cette présentation sur le site web www.noscabanes.com décrit bien la mission que s’est donnée la femme d’affaires de Saint-Lambert depuis l’automne dernier.

«Je trouvais que c’était une industrie un peu beige. Oui, il y a un côté émotif à la canne. Et je ne suis pas là pour la concurrencer, mais pour [valoriser] l’idée du terroir», explique Mme Brassard.

Au-delà du choix de la bouteille en verre réutilisable, qui permet de préserver le goût original du produit, la gamme comprend huit sirops de provenances différentes.

L’idée n’était pas de créer une collection, mais surtout de donner l’opportunité à de petits producteurs de faire de la mise en marché. Le Québec compte 13 500 acériculteurs et ils ne commercialisent pas tous leur produit, car ils ne possèdent pas nécessairement l’équipement pour l’embouteiller sur place.

«Le sirop d’érable, c’est notre source de fierté et il faut en prendre soin. Les gens travaillent tellement forts et on ne se rend pas compte de tout le travail derrière», considère l’entrepreneure.

Un univers de saveurs

Avec son entreprise, Claudie Brassard veut amener le public à découvrir toutes les subtilités du sirop d’érable qu’elle a «chassé», comme elle se plait à dire.

«Les gens sont étonnés de constater qu’il y a des goûts différents. C’est infini, les saveurs qu’on peut déceler à partir d’un même produit», fait-elle valoir.

Chaque sirop comporte des propriétés différentes, que ce soit sur le plan de sa couleur ou des notes de vanille, de caramel ou de café qu’on peut y retrouver. Aussi, le goût peut changer subtilement d’une année à l’autre, comme c’est le cas du sirop biologique de Saint-Adrien, par exemple. Tous les produits sont distinctifs, car celui provenant de Rimouski est devenu l’un des plus grands vendeurs.

Séduire les fines bouches

Claudie Brassard estime que son produit répond à une demande grandissante des foodies, d’autant plus que le brunch est très à la mode ces temps-ci.

«Nos sirops se vendent de 16 à 30$, ce qui peut être une bonne idée pour un cadeau d’hôtesse ou un cadeau corporatif», suggère-t-elle.

De plus, elle propose d’autres façons de consommer et de «désaisonnaliser» le sirop d’érable, notamment en l’ajoutant à un yogourt avec du granola.

Il se pourrait que les produits de Nos cabanes se retrouvent éventuellement outre-mer, car l’entrepreneure a des discussions avec un distributeur de la Belgique. Pour l’instant, ils sont offerts dans 25 points de vente, dont le Markina de Saint-Bruno-de-Montarville, où Mme Brassard est également associée.

Rens.: www.noscabanes.com ou @NOSCABANES

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