Hoang Nam Nguyen pour les conservateurs

Hoang Nam Nguyen pour les conservateurs

La candidat conservateur Hoang Nam Nguyen

POLITIQUE. Hoang Nam Nguyen représentera le Parti conservateur du Québec (PCQ) à l’élection partielle dans la circonscription de Marie-Victorin le 5 décembre.

Hoang Nam Nguyen a grandi dans le quartier Parc-Extension, à Montréal, mais a déménagé  depuis quelques années sur la Rive-Sud. Il réside présentement à Saint-Constant. Le candidat s’engage à déménager dans Marie-Victorin advenant qu’il soit élu.

Détenteur d’un baccalauréat en psychologie et d’une maîtrise en science de la vision, Hoang Nam Nguyen termine présentement un doctorat en sciences de la vision à l’École d’optométrie de l’Université de Montréal.

C’est d’ailleurs son expérience d’étudiant-chercheur et son implication au niveau de la direction d’organismes, qui l’ont poussé à s’intéresser à la politique québécoise et canadienne. Selon le candidat, «la déconnexion entre la réalité scientifique et les politiques publiques, notamment en santé et en éducation, est étonnante».

«En tant que scientifique, j’accorde beaucoup d’importance à la résolution de problèmes, explique M. Nguyen. Ce qui importe n’est pas le problème en soi, mais plutôt de trouver une solution pour y remédier. Ce concept devrait être appliqué à la politique, mais le gouvernement s’entête à prendre des décisions qui reposent sur des intérêts partisans plutôt que sur le bon sens.»

Positions

Le candidat du PCQ estime que le système québécois est trop centralisé et croule sous une «bureaucratie trop lourde qui gaspille inutilement l’argent des contribuables». Il souhaite donner plus de pouvoir aux acteurs locaux, «qui sont les mieux placés pour comprendre les besoins de la population et pour investir à la bonne place».

En tant qu’universitaire, M. Nguyen s’intéresse particulièrement à l’enjeu de l’éducation. Il déplore notamment le sous-financement de la recherche scientifique dans les universités québécoises. Il  propose également l’abolition des commissions scolaires.

La protection de la langue française est également un enjeu cher au candidat. Il estime cependant que c’est par la réussite du Québec sur le plan économique que doit se faire la protection de la langue française et non par une série de lois. 

«J’ai un ami américain qui m’a raconté un jour qu’il avait le choix de suivre un cours de français, d’allemand ou de mandarin au collège. Il a opté pour le mandarin parce que les Chinois sont très présents sur le marché des affaires. C’est un choix logique! Je crois qu’avec un Québec fort économiquement, les nouveaux arrivants et le reste du Canada auraient tout intérêt à embrasser le français», explique Hoang Nam Nguyen.

Le candidat conservateur se dit conscient que ses chances de l’emporter demeurent minces le 5 décembre. Il estime toutefois que l’insatisfaction des électeurs face aux autres partis de droite mènera à une percée du PCQ dans le paysage politique au Québec.  

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