La CSMV soulève plusieurs obstacles matériels à la maternelle 4 ans

La CSMV soulève plusieurs obstacles matériels à la maternelle 4 ans

La CSMV estime qu’il lui faudrait au moins 180 classes de plus pour mettre en place la maternelle 4 ans, alors que 53 de ses salles de classe se trouvent déjà dans des unités modulaires temporaires, faute d’espace.

Crédit photo : Archives - Le Courrier du Sud

La présidente de la Commission scolaire Marie-Victorin (CSMV) Carole Lavallée a récemment interpelé le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge sur le projet de maternelle à 4 ans.

«Nous avons besoin de comprendre l’urgence d’agir, la planification, la démarche, l’échéancier et le budget, demande d’entrée de jeu Mme Lavallée, dans une lettre envoyée au ministre Roberge. Nous avons besoin de connaître le plan national et le plan régional pour, à notre tour, planifier les travaux à exécuter et les budgets qui leur seront dévolus dans les années à venir. Ils nous faut aussi planifier les besoins d’espace qui sont grandissants et la main-d’œuvre qui n’est pas déjà facile à trouver (qu’on parle de pénurie ou de rareté).»

180 classes de plus

Selon la présidente, si la CSMV avait à offrir dans 5 ans les services de maternelles à tous les enfants de 4 ans, il faudrait compter au moins 3400 enfants de plus dans les salles de classe, selon les prévisions de croissance du ministère de l’Éducation.

En appliquant le même ratio que pour les maternelles 5 ans, il faudrait à la CSMV au minimum 180 classes de plus, ainsi que 180 enseignants et 180 éducateurs de plus. Théoriquement, cela équivaudrait à environ 6,5 écoles complétement dédiées aux maternelles pour les enfants de 4 ans.

La CSMV souligne que ces écoles sont évaluées à 20 M$ au prix d’aujourd’hui, pour un total de 130 M$.

Défi logistique

La présidente de la CSMV insiste en premier lieu sur la concrétisation logistique d’un tel projet.

«Nous sommes déjà en pénurie d’espace, explique-t-elle. Une forte proportion des locaux polyvalents ainsi que les locaux spécialisés comme les bibliothèques – près d’une centaine de locaux – servent déjà de salles de classe. Nous accueillons en moyenne, depuis quelques années, plus de 1200 nouveaux élèves par année, l’équivalent de deux écoles primaires.»

«Il y a actuellement 53 salles de classe dans les unités modulaires temporaires. Nous planifions en ajouter près de 70 en septembre prochain – pour un total de près de 125 unités modulaires temporaires – parce que nous manquons d’espace pour asseoir nos jeunes dans une salle de classe.»

«De plus, la CSMV a déjà demandé, dans le cadre des mesures <@Ri>Ajout d’espaces pour la formation générale<@$p>, les montants nécessaires pour construire deux écoles et procéder à cinq agrandissements. Rappelons qu’il faut compter 18 mois pour la construction d’une école.»

«Ajouter des locaux supplémentaires à des plans veut également dire que nous devons utiliser plus de terrain, alors qu’il nous en manque déjà. Le prix des terrains sur la Rive-Sud s’élève à des millions – entre 5 et 10, selon l’emplacement – et les villes, contrairement à la directive du ministère de l’Éducation, ne veulent pas nous les donner à titre gracieux.»

Carole Lavallée est également d’avis qu’il est primordial de travailler de concert avec les Centres de la petite-enfance (CPE) du milieu dans ce dossier.

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Sylvie
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Sylvie

J’appuie cette démarche, occupons-nous de nos écoles du Québec, rénovations, agrandissements, insalubrité et priorisons l’espace adéquate des enfants. Les Centres de la Petite Enfance ont une expertise pour répondre aux besoins de enfants et des familles. Le discours que ne tenons n’est pas d’éviter le décrochage scolaire. Bien oui ! alors envoyons nos enfants encore plus tôt à l’école. Laissons nos enfants jouer svp!