Les trésors cachés de la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue

Les trésors cachés de la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue

Une des deux voûtes de la cocathédrale contient un registre civil datant de 1669

Bien connue des Longueuillois, la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue contient plusieurs merveilles insoupçonnées, notamment des registres civils datant d’avant la création de la paroisse, en 1698, et la crypte, où reposent des descendants des barons de Longueuil.

Les administrateurs ont ouvert les portes d’une de leur voûte au Courrier du Sud.  C’est là que sont entreposés des centaines de registres d’état civil, des certificats de mariage et de baptême, ainsi que plusieurs documents âgés de plus de 300 ans. Le plus vieux d’entre eux, un registre datant de 1669, a été consulté lors de la visite du journal par le gérant de la Fabrique à la Paroisse Saint-Antoine-de-Padoue, Miguel Callaci, qui s’est muni de gants spéciaux pour l’occasion.

«C’est le genre de documents que la population ne peut pas normalement consulter, car ça demande un permis spécial du diocèse pour le faire», a-t-il expliqué.

La numérisation des documents envisagée

Dans le passé, les administrateurs ont reçu plusieurs requêtes de généalogistes, d’archivistes ou de citoyens désirant faire des recherches sur leurs familles, mais l’accès à ces documents est encore limité, car leur numérisation n’a pas encore été entamée.

D’ici la fin de l’année, les administrateurs souhaitent qu’un expert en archives du gouvernement du Québec vienne sur place pour dresser un portrait de la situation et leur faire des recommandations quant à la numérisation et la conservation des documents, dont certains ne sont pas entreposés à une température adéquate.

Les deux voûtes de la cocathédrale contiennent les registres de toutes les paroisses qui ont fermé au fil des années sur le territoire, passant de neuf à trois actuellement.

Une crypte riche en histoires

En passant par le musée de la cocathédrale, qui est situé au sous-sol, il est possible de voir une partie de la crypte, où reposent les restes de descendants des barons de Longueuil, de curés, de notables, mais aussi de citoyens ordinaires. «Ce sont des gens qui pouvaient se payer une place ici, car ce n’était pas donné à l’époque», a souligné M. Callaci.

C’est ici que reposeraient les restes de la 1re baronne de Longueuil, Marie-Charles-Joseph Le Moyne, qui a cédé les terrains sur lesquels a été construite la cocathédrale.

On peut aussi voir une plaque soulignant la mémoire du 10e évêque de Québec, Mgr Pierre Denault, qui a été nommé curé de Longueuil en 1789, jusqu’à sa mort, en 1806. Fait inusité, ses restes ont été rapatriés à Québec, comme le voulait la norme, en 1969, soit plus de 150 ans après son décès.

À l’entrée de la crypte, on peut aussi apercevoir le fameux calvaire normand, une œuvre en grès conçue en France probablement au 15e siècle. Le monument, qui pèse plus de trois tonnes, a été restauré par le ministère de la Culture à la suite de son déplacement dans la crypte, en 2013. Il était auparavant situé sur le terrain de la cocathédrale.

L’accès à la crypte est limité à cause notamment des plafonds très bas, qui peuvent être dangereux lors d’une visite. Deux muséologues bénévoles travaillent présentement au plan de refonte du musée de la cocathédrale et une réflexion a été entamée pour déterminer comment le public pourrait visiter l’intérieur de la crypte à moyen terme.

On peut accéder gratuitement au musée par la porte située au 132 Chemin de Chambly ou par l’entrée principale de la cocathédrale. Jusqu’au 22 août, le musée sera ouvert du mercredi au vendredi, de 9h à midi et de 13h à 16h; le samedi, de 9h à midi et de 13h à 16h30; ainsi que le dimanche, de 13h à 17h.

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