«Plus que jamais, j’ai l’impression d’arriver en fin de carrière», confie Benoît Huot

«Plus que jamais, j’ai l’impression d’arriver en fin de carrière», confie Benoît Huot

Benoit Huot

Crédit photo : Archives - Le Courrier du Sud

Honoré comme athlète de la décennie 2007-2017

Le nageur paralympique Benoît Huot, joint en Australie à titre d’assistant-chef de mission aux Jeux du Commonwealth, s’est dit à l’aube d’une planification plus sérieuse de son après-carrière.

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«J’y vais une année à la fois. De plus en plus, je planifie la transition, a-t-il avoué au Courrier du Sud. Il y a plusieurs scénarios qui peuvent changer la donne. L’objectif à court terme est de participer au championnat pan-pacifique qui aura lieu en août, également en Australie. Et ensuite, de réévaluer où ça va me mener.»

«Plus que jamais, j’ai l’impression d’arriver en fin de carrière, même si ça fait des années que je l’appréhende», a-t-il continué.

S’il décidait de poursuivre sa carrière, Benoît Huot, toujours en parfaite forme physique, se considérerait engagé pour les Jeux de Tokyo en 2020, qui se rapproche à grands pas. «C’est une grosse décision à prendre. Pour l’instant, je profite de chaque instant. J’ai eu une longue carrière.»

Même s’il songe à la retraite, le médaillé d’or s’entraîne chaque jour en piscine afin d’être prêt à livrer la marchandise.

«Ça fait partie de moi. J’aimerais tellement avoir encore 20 ans, pour le faire un autre 10 ans. Mais bon, c’est la vie.» -Benoît Huot

Un nouveau rôle
Le Longueuillois de 34 ans a affirmé apprécier son rôle de soutien de la délégation canadienne.

«C’est un nouveau rôle pour moi, un rôle de porte-parole et d’aide à la logistique. On a une belle chimie. J’étais vraiment content et fier, parce que j’avais envie d’y être.»

Ce dernier a accepté ce rôle en dépit de voir son épreuve présentée cette année, après trois participations comme athlète.

«Les parasports font une intégration progressive aux Jeux du Commonwealth. C’est un coup de dés, a précisé Benoît Huot. Il faut que tu sois un peu chanceux pour que ton épreuve soit retenue. C’est à peu près 10% [des épreuves] qui sont représentées.»

Sa première expérience, en 2002, coïncidait d’ailleurs avec la première admission des athlètes paralympiques au programme.

S’il croit que son parcours d’athlète lui a permis d’acquérir les compétences requises pour devenir un haut gestionnaire sportif, celui qui possède déjà des études en communication ajoutera prochainement à son curriculum vitae un MBA de l’Université de Queen, à Kingston.

«Ça va me donner la crédibilité et les outils que j’aurais pu avoir sur le terrain pendant que j’étais seulement qu’athlète.»

Un grand honneur
Ses obligations ont empêchées Benoît Huot d’assister au 5 à 7 du Club de la médaille d’or, le 5 avril, durant lequel il a été nommé athlète de la décennie aux côtés de 11 autres sportifs de renom.

«Ça représente plusieurs choses pour moi. Non seulement de la fierté, mais ça en dit beaucoup sur l’importance qu’on donne maintenant au parasport. Il y a une vingtaine d’années, je ne suis pas certain qu’il y avait des athlètes paralympiques reconnus de cette façon», a-t-il invoqué.

«C’est extrêmement flatteur de faire partie d’un groupe sélect comme celui-là. On ne s’habitue jamais à recevoir des beaux honneurs» a confié Benoît Huot en marge de la soirée honorifique.

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