Un programme vise à améliorer la santé cardiovasculaire dans les logements sociaux

Un programme vise à améliorer la santé cardiovasculaire dans les logements sociaux

Les participants sont invités à faire mesurer leur pression artérielle à chaque mois.

Crédit photo : Vanessa Picotte - Le Courrier du Sud

Le Programme de sensibilisation à la santé cardiovasculaire (PSSC) existe depuis près de 20 ans et il a fait ses preuves. À partir de la mi-septembre, des personnes âgées qui résident dans différents logements sociaux de l’Office municipal d’habitation de Longueuil (OMHL) pourront prendre part à ce projet-pilote qui vise la prévention et la gestion des maladies chroniques.

Ce sont des chercheurs du Centre de recherche du CHUM de l’Université de Montréal et de l’Université McMaster en Ontario qui travaillent à adapter le PSSC pour des logements sociaux destinés aux personnes âgées.

«C’est un programme communautaire où nous formons des bénévoles, supervisés par une infirmière, pour prendre la pression artérielle des participants, faire une évaluation des risques pour la santé et aussi faire un partage des ressources communautaires à leur disposition», explique la coordonnatrice du programme Magali Girard, précisant qu’il s’agit «d’un programme gratuit et clé en main».

À raison d’une séance par mois – sans obligation – , les résidents sont invités à se rendre à la salle communautaire de leur immeuble pour faire prendre leurs mesures (pression artérielle, poids et tour de taille) et participer à des ateliers sur différents sujets liés à la santé. Si les résidents le souhaitent, l’équipe de recherche enverra même les résultats au médecin de famille pour l’aider à faire le suivi.

Un programme qui a fait ses preuves

Selon plusieurs études, le programme permet d’identifier des adultes atteint d’hypertension non diagnostiquée ou non maîtrisée; d’abaisser grandement la pression artérielle des participants; d’améliorer la prise des médicaments; et de réduire le taux d’hospitalisation lié aux maladies cardiovasculaires et les coûts du système de santé.

«Les recherches ont permis de démontrer une réduction de 9% du taux d’hospitalisation relié aux maladies cardiovasculaire en Ontario, précise Magali Girard. C’est le seul programme communautaire animé par des bénévoles qui a démontré des effets statistiquement significatifs.»

C’est lors de la publication de cette étude que plusieurs chercheurs ont décidé d’adapter le programme à différents contextes, dont aux logements sociaux.
«Une de nos collègues a implanté le programme dans des logements sociaux en Ontario et a démontré une réduction des appels au 911 dans les immeubles dans lesquels le programme était implanté», ajoute-t-elle.

Prendre conscience de sa santé

Le Courrier du Sud a rencontré quelques résidents d’un logement social qui ont pris part à un premier projet-pilote au printemps. Tous s’entendent pour dire qu’ils sont maintenant davantage conscients de l’importance de leur santé cardiovasculaire.

«C’était très agréable puisque les bénévoles et l’infirmière prenaient le temps de nous expliquer les procédures et les résultats. Ça nous permettait de discuter de toutes sortes de sujets reliés à notre santé», a expliqué une participante, invitant tous ceux qui seront sollicités à participer.

Les séances du PSSC se dérouleront dans la salle communautaire de plusieurs immeubles de logements sociaux de l’OMHL de septembre à juin. Les résidents de chacun des immeubles recevront des documents explicatifs pour en connaître davantage sur le projetpilote.

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