Agglomération de Longueuil: une personne sur cinq est issue de l’immigration

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Par Philippe Lanoix-Meunier
Agglomération de Longueuil: une personne sur cinq est issue de l’immigration
(Photo : depositphotos)

Un peu plus d’une personne sur cinq qui habite dans l’agglomération de Longueuil est issue de l’immigration. C’est ce que nous apprend le portrait de l’immigration internationale dans le Grand Montréal récemment dévoilé par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Bien que l’on associe souvent l’immigration internationale à l’île de Montréal, la population issue de l’immigration est également très présente dans les banlieues.

Selon les plus récentes données, les immigrants forment le tiers (34%) de la population de l’île de Montréal; 28,5% de la population de Laval; 20,3% de celle de l’agglomération de Longueuil; 8,9% de celle de la couronne Sud; et 7,1% de celle de la couronne Nord.

Ailleurs au Québec, cette proportion est de 3,9%.

La région métropolitaine concentre 85% de la population immigrante du Québec.

Avec un solde annuel de l’immigration internationale de près de 45 000 personnes depuis le début des années 2010, le Grand Montréal est le 5<@V>e<@$p> principal pôle d’immigration en Amérique du Nord, après les régions métropolitaines de New York, Toronto, Miami et Los Angeles.

Facteur d’accroissement démographique

Dans les agglomérations de Montréal, de Longueuil et de Laval, l’immigration internationale est le principal facteur d’accroissement démographique. Elle contribue notamment à stabiliser le nombre de personnes en âge de travailler dans la région métropolitaine, un nombre qui est en décroissance ailleurs au Québec.

Bien que le taux de chômage des immigrants (7,5%) demeure supérieur à celui des non-immigrants (5,3%), l’écart s’est amenuisé de façon importante au cours des dernières années.

C’est chez les immigrants récents – arrivés entre 2011 et 2016 – que le taux de chômage a diminué le plus rapidement, passant de 21,1%, en 2012, à 11,9% en 2018. Il demeure toutefois plus élevé que chez les immigrants récents de Toronto (9,3%) et de Vancouver (7%).

À l’image de ce que l’on observe dans plusieurs autres grands pôles d’immigration nord-américains, les immigrants récents du Grand Montréal sont fortement scolarisés. La moitié d’entre eux (50,1%) détient un grade universitaire alors que c’est le cas du quart (25,6%) des non-immigrants du Grand Montréal.

Origines diverses

La région métropolitaine compte une population immigrante aux origines variées. Les principaux pays d’origine – toutes périodes d’immigration confondues – sont Haïti (8,1%), la France (6,1%), le Maroc (5,8%), l’Algérie (5,8%), l’Italie (5,2%), la Chine (4,6%) et le Liban (3,8%).

Chez les immigrants récents, les principaux pays d’origine sont Haïti (8,8%), l’Algérie (8,4%), la France (8,4%), le Maroc (6,6%), la Chine (5,5%), l’Iran (4%) et la Syrie (3,5%).

Pas uniquement Montréal

La population ayant immigré depuis une plus longue période de temps, tout comme les immigrants de deuxième génération, se retrouve en plus forte proportion à l’extérieur de l’île de Montréal. Ceux-ci demeurent toutefois plus concentrés sur l’île que la population non immigrante du Grand Montréal.

De l’ensemble des immigrants de la région métropolitaine, 8,6% sont arrivés entre 2011 et 2016; 8,9%, avant 2011; et 8,2% sont nés au Canada de parents immigrants. Notons que 12,6% de la population dont les parents sont non immigrants résident dans l’agglomération de Longueuil.

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