Culture

Atlas: cent Longueuillois invités sur scène

le mardi 05 juillet 2022
Modifié à 22 h 31 min le 05 juillet 2022
Par Ali Dostie

adostie@gravitemedia.com

Le spectacle a été joué dans des dizaines de villes dans le monde. Une tentative à Montréal a toutefois avorté. (Photo gracieuseté)

Avis de recherche du Théâtre de la Ville: 100 citoyens curieux de participer à un événement théâtral hors du commun. La pièce Atlas mettra en scène une centaine de personnes qui, chacune leur tour, clameront un souhait, une observation, une préoccupation ou une revendication, qui résonneront en choeur. Ces volontaires créent une sorte d’atlas illustrant le tissu social. 

Entrevue avec Andrea Sozzi, directeur de production, et Éric Jean, codirecteur artistique du Théâtre de la Ville. 

Comment est né Atlas ?

A.Sozzi: «Le projet a été créé au Portugal, en octobre 2011, par Ana Borrahlno et João Galante, qui forment un couple artistique et dans la vie. C’était une période un peu noire au Portugal, avec l’entrée de «la Troïka», c’est comme ça qu’on appelait le Fonds monétaire international. Il y a eu une grande crise économique. Ç’a été dur, beaucoup de gens ont perdu leur emploi. Atlas est né avec ces sujets. 

Au départ, il n’y avait pas l’idée que ce soit un spectacle qui puisse autant voyager qu’il l’a fait. Après, il y a eu la Finlande, puis la France, l’Espagne, la Belgique… près de 50 villes.»

Comment le spectacle est-il influencé par la ville où il prend forme ?

A.Sozzi: «Dans chaque ville, on essaie de trouver une ou des questions importantes pour les participants. Ça change selon les caractéristiques de la société. Et pas seulement à cause du tempérament des personnes, mais aussi du type de personnes. Et c’est une question pour laquelle on ne peut rien faire! Par exemple, à Lisbonne, il y a eu une prostituée, et un homme qui fait une profession illégale. Tous les gens sont bienvenus. Il y a eu des gens qui vivent dans la rue, des gens en situation d’handicap, etc.»

À quoi peuvent s’attendre les citoyens qui monteront sur scène ?

A.Sozzi: «Pour les participants, il y a le moment public, celui de représentation, mais le processus et les répétitions, c’est aussi un moment spécial.

Il y a une volonté d’être tous ensemble et de créer en sept jours un spectacle qui fonctionne bien. L’expression, ce n’est pas seulement ce qu’ils diront aux spectateurs, mais aussi durant les répétitions.  

Il y a toujours des groupes informels qui se créent. C’est un moment de rencontres, d’essayer de respecter l’un l’autre. Car ça nous est arrivé aussi d’avoir à gérer des conflits entre des personnes. C’est un moment artistique.» 

E. Jean: «Les participants seront super bien accompagnés, par Andrea et l’équipe du Théâtre de la Ville. On sera disponible pour que l’expérience soit riche et signifiante. C’est une occasion de participer à un projet unique. On peut être fier de dire qu’à Longueuil, on va relever le défi et on sera au rendez-vous! Surtout après les années qu’on vient de passer, se retrouver à créer quelque chose de collectif, c’est extraordinaire.» 

M. Jean, qu’est-ce qui vous plait dans Atlas ?

«C’est une expérience formidable de rencontres avec la communauté. On a la possibilité que ceux qui sont dans la salle se retrouvent sur scène! J’ai regardé des captations du spectacle et, chaque fois, j’ai trouvé ça intrigant et très riche. Avec une centaine de participants, d’un pays à l’autre, le spectacle change beaucoup de personnalité, et chaque fois, c’est quelque chose d’unique. Il prend la couleur de la ville et du pays où il est né.» 

 

Pour participer

En date du 21 juin, au moins 55 personnes ont manifesté leur intérêt à participer à <@Ri>Atlas<@$p>. Le but est, idéalement, de recueillir davantage que 100 candidatures, pour ensuite sélectionner des personnes issues de milieux diversifiés.  Aucune expérience théâtrale n'est exigée.

Cinq ateliers exploratoires sont prévus. Les représentations se tiendront les 17 et 18 septembre.

Pour participer: theatredelaville.qc.ca ou atlas@theatredelaville.qc.ca