Bernard Rodrigue dénonce certaines façons de faire du conseil de Saint-Lambert

Photo de Katherine Harvey-Pinard
Par Katherine Harvey-Pinard
Bernard Rodrigue dénonce certaines façons de faire du conseil de Saint-Lambert
(Photo : Archives – Le Courrier du Sud)

Le conseiller du district 3 Bernard Rodrigue a de nouveau profiter de son droit de parole à la séance du 13 mai, pour dénoncer certaines façons de faire au sein du conseil municipal de Saint-Lambert.

«Avant d’être élu, il y a à peine deux ans, M. Brodeur s’insurgeait contre le manque de rigueur pour le respect des budgets lors des grands projets, a-t-il d’abord dit. Il n’a pas manqué d’occasions pour critiquer sévèrement les anciens élus pour les dépassements de coûts dans le projet de l’aréna et, durant son mandat, au sujet des dépassements importants de coûts dans la réfection de la bibliothèque. D’ailleurs, les vrais responsables de ce fiasco seront-ils un jour pénalisés pour le manque de gestion du projet?»

«Comme dans les années 50»
M. Rodrigue a ensuite abordé les coûts de la réfection du parc Lespérance. Celle-ci implique entre autres l’aménagement de nouveaux terrains de soccer, l’agrandissement des espaces de stationnement et du jardin communautaire, ainsi que la rénovation de la pataugeoire, des aires de jeu et du parc canin.

«À ce jour, le coût des travaux au parc Lespérance atteint près de 4,3 M$, a rappelé le conseiller. Vous avez compris? 4,3 M$ pour un parc! Ça dépasse sérieusement les sommes budgétées. On a d’ailleurs vu ce soir qu’on avait attribué 1 M$ de nos surplus au parc.»

«Pendant ce temps, nos infrastructures routières tombent en lambeaux, a-t-il poursuivi. Quelles sont les réelles intentions de notre conseil en éliminant les îlots de chaleur alors que nous avons pavé, dans ce même parc, un stationnement au coût de 1,5 M$? Pendant ce temps, notre conseil n’a jamais d’argent pour l’enfouissement des fils, l’embellissement des rues, pour améliorer les tronçons et concevoir des rues qui sont dignes du 21e siècle.

M. Rodrigue a d’ailleurs déploré qu’aucun spécialiste en aménagement urbain «pour innover dans la conception de l’espace urbain» n’avait été prévu lors de la restructuration organisationnelle de la Ville, le mois dernier.

«Il faudrait peut-être arrêter de concevoir un urbanisme comme dans les années 50 et miser sur une présence d’arbres le long des artères centraux et nos boulevards, a-t-il ajouté. On parle de mobilité, mais c’est quoi, la qualité de vie de ceux qui utilisent la mobilité active? C’est à se questionner.»

Vote tardif
Bernard Rodrigue a également abordé la fâcheuse habitude du conseil à voter pour certains projets après qu’ils aient été réalisés.

«Je commence à avoir un malaise, a-t-il soufflé. J’ai voté pour l’aménagement d’une traverse qui a déjà été réalisée. Il faudrait changer notre façon de travailler. Je suis pour cette traverse, mais de voter après les faits, pour moi, ce n’est pas la bonne façon de fonctionner.»

Rappelons que le mois dernier, certains citoyens déploraient que le nouveau concert Francophonique ait été annoncé dans certains médias avant même que le conseil ait approuvé la tenue du concert.

Repentigny – Saint-Lambert
Bernard Rodrigue a conclu son intervention en revenant sur un point à l’ordre du jour auquel il avait été le seul à voter contre, soit l’embauche d’un directeur de la culture et des loisirs.

«Pour moi, engager quelqu’un qui reste à Repentigny pour s’occuper des loisirs à Saint-Lambert, c’est contre les principes de mobilité, a-t-il observé. Comment quelqu’un qui va passer une heure et demie dans la circulation, dans le transport en commun, pour l’aller et une autre heure et demie pour le retour, va servir adéquatement nos citoyens? Je ne suis pas pour des contraintes géographiques, mais pour moi, c’est quelque chose qui est contre mon entendement.»

Ce discours survient deux mois après que M. Rodrigue ait accusé le maire d’intimidation, accusations que M. Brodeur avait niées en bloc, qualifiant la façon de faire du conseiller de «malhabile».

Lors de la séance extraordinaire du 1er avril, le conseil a retiré le titre de maire suppléant à M. Rodrigue et voté pour que la conseillère du district 4 Julie Bourgoin prenne sa place.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des