Bien se connaître avant d’adopter sa stratégie santé

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Par Yanick Michaud
Bien se connaître avant d’adopter sa stratégie santé
Mars est le mois de la nutrition et afin de mieux cuisiner, il faut mieux se connaître et s’aider en consultant une nutritionniste. (Photo : Edgar Castrejon)

Mars est le mois de la nutrition et il est bien important de s’occuper de soi et de ce que l’on mange.

La campagne annuelle est chapeautée par Les diététistes du Canada depuis plus de 35 ans. Le thème de cette année est Bon pour vous, et à votre goût ! Les diététistes vous aident à trouver votre stratégie santé. « Les gens doivent se connaître. Ça part de là. La nutrition ça dépend de la personne, de son état de santé, de sa culture, de ses goûts », explique Maha Saadé nutritionniste-diététiste spécialisée en diabète.

« En nutrition, il y a des spécialités. La pédiatrie, la rhumatologie, la gastroentérologie, le diabète. Ça prend une nutritionniste spécialisée à sa propre condition pour répondre adéquatement à ce qu’on désire », lance la spécialiste.

Des nuances de gris

Pour elle, la nutrition ce n’est pas tout noir, ni tout blanc. « Il y a une zone de gris avec laquelle on joue. Il n’y a pas de régime alimentaire précis pour chaque individu. Une mode simple pourrait avoir des effets secondaires. Ça dépend de la manière dont on peut l’intégrer. Ça dépend de la personnalité », plaide Maha Saadé qui encourage les gens à consulter.

« Mais surtout à magasiner leur nutritionniste. Trouver celle avec laquelle vous êtes à l’aise. C’est intime l’alimentation. Il faut aller vers des nutritionnistes spécialisées à votre condition », indique celle qui insiste pour dire qu’elle et ses paires sont les dernières à juger. « Sur l’OPDQ, il y a une liste de professionnelles. Mais on peut aussi demander à notre médecin de famille de nous référer. Ce sera plus facile d’effectuer les suivis. »

Des régimes à surveiller

« Il y a de bonnes infos sur Internet. Oui. Mais est-ce que ça s’applique à moi ? C’est la question à laquelle il sera plus facile de répondre si on s’y prend de la bonne manière. On le fait en clinique. Et on trouve des solutions ensemble. Le keto par exemple. Ou le végétalisme, ça diffère d’une personne à l’autre. Une simple banane peut faire réagir différemment selon si on la mange plus verte, avec des rôties, avec du beurre d’arachide pour la protéine. Elle risque d’entraîner des réactions au niveau de la glycémie. Il faut tout prendre en compte », explique Maha Saadé, confiante.

En plus, la nutritionniste s’assure que le patient ne souffre pas d’une carence. « Avec un suivi efficace, je m’assure que mon patient va bien et que ça respecte ses conditions. Pour sa santé. L’important c’est l’équilibre. Tout est une question de balance. »

Avec le diabète, il est aussi possible d’organiser le repas en conséquence pour intégrer de nouvelles choses dans l’alimentation. « Avec les nouvelles technologies, comme le système flash FreeStyle Libre d’Abbott, par exemple, c’est une belle révolution. Ça aide beaucoup. Surtout à faire des choix alimentaires pour améliorer l’impact de la glycémie après les repas. Les gens peuvent prendre leur taux de glucose en tout temps », conclut-elle.

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