Boeing 737-200: Chrono Aviation se veut rassurante

Boeing 737-200: Chrono Aviation se veut rassurante
(Photo : Jean Laramée – Le Courrier du Sud)

Chrono Aviation a fait le point sur les opérations actuelles et projetées de son Boeing 737-200, notamment en lien avec son nouveau contrat avec la société minière Baffinland Iron Mines. Des mesures d’atténuation de bruit seront entre autres mises en place pour cet appareil, considéré déjà moins bruyant que d’autres circulant à l’aéroport de Saint-Hubert.

L’entreprise a tenu une conférence de presse ce mardi afin de calmer les inquiétudes entourant l’annonce de vols du Boeing 737-200 qui s’effectueront dès avril à l’aéroport de Saint-Hubert à raison de cinq fois par semaine, et possiblement en pleine nuit.

Ainsi, le Boeing 737-200 empruntera «chaque fois que ce sera possible» la piste 06 de l’aéroport, afin que le décollage s’effectue au-dessus des champs et non des résidences, dévoile-t-on.

Les décollages se feront à puissance réduite dès que les appareils ne seront pas remplis complètement, et les atterrissages se feront sans l’utilisation des «reverse» afin de minimiser le bruit.

Chrono Aviation a aussi assuré que peu de mouvements quotidiens seraient effectués par le Boeing 737-200, ce dernier volant généralement pour 12 heures. Il ne pourrait y avoir donc qu’un seul vol par jour.

Les vols de nuit seront très rares, mais pourraient survenir pour une question de logistique ou répondre à une demande d’un client, comme ç’a été le cas avec Baffinland Iron Mines.

«On ne préconise pas les vols de nuit, c’est compliqué pour tout le monde, mais dans certains cas, comme celui-ci, la demande y était et c’était pour nous un incontournable de répondre à cette demande», a indiqué le vice-président Dany Gagnon.

Une centaine d’emplois

Ce contrat avec la société minière Baffinland Iron Mines se traduira en la création d’une centaine d’emplois «bien rémunérés» dans l’arr. de Saint-Hubert, a-t-on également annoncé.

Les retombées économiques annuelles pour Chrono Aviation, qui se chiffrent à 25 M$, profiteront aussi à l’ensemble de la région, fait-on valoir. Environ 700 passagers par semaine fréquenteront les commerces des environs et généreront des retombées économiques.

Chrono Aviation fera affaire aussi avec les entreprises locales pour différents services de traiteurs, services d’entretien ménager, essence, etc.

«C’est une incroyable occasion pour l’aéroport et l’ensemble de la région de Saint-Hubert de voir arriver un aussi gros contrat, a poursuivi M. Gagnon. C’est près d’une trentaine de millions de notre côté qui auront été investis à l’aéroport de Saint-Hubert, entre autres pour notre terminal privé, mais aussi pour l’ensemble de nos opérations.»

Le Comité anti-pollution des avions Longueuil (CAPA-L) avait vivement réagi à la nouvelle, jugeant «inacceptable» que des avions «qui n’ont plus le droit de voler dans plusieurs pays parce que trop bruyants viennent s’installer dans une ville aussi densément peuplée».

Il déplore de plus que l’arrivée de ce type de gros porteurs n’ait jamais fait l’objet d’un point à l’ordre du jour du comité consultatif sur le climat sonore. (A.D.)

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