Candidats et partis politiques, qu’allez-vous faire ?

Le Devoir (31 juillet), Le Soleil (2 août) et plusieurs autres médias de par le vaste monde nous ont rappelé que le 1er août 2018 était le jour du dépassement, c’est-à-dire que ce jour-là, nous avons au plan mondial consommé toutes les ressources que la planète est capable de régénérer en une année.

Pour les cinq prochains mois, nous vivons donc à crédit. Le pire c’est que chaque année, cette date est devancée un peu plus. En 1978, c’était le 9 novembre. En 1998, le 3 octobre. Mondialement, nous aurions besoin de 1,7 planète, mais nous n’en n’avons qu’une…

Le Global Footprint Network, qui calcule chaque année cette journée du dépassement, dit qu’il faut s’attaquer en priorité à l’empreinte carbone, car elle représente 60% de l’ensemble de l’empreinte environnementale.

C’est urgent, les scientifiques ne cessent de nous le dire. Encore récemment, les émissions de GES ont atteint un niveau record en 2017, selon le rapport de l’Agence nationale océanique et atmosphérique et la Société américaine des météorologistes.

Les actions individuelles ne suffisent plus. Il faut des actions concrètes qui feront la différence. Alors, vous, candidats aux prochaines élections, et vous, partis politiques, quels sont vos engagements pour assurer un environnement viable?  Est-ce que vous allez placer l’environnement en priorité cette fois-ci?

Vous devriez, étant donné le coût élevé des conséquences des changements climatiques et étant donné que les énergies renouvelables (incluant l’efficacité énergétique) créent plus d’emplois par dollar investi. On parle donc aussi d’économie.

L’environnement intéresse de très nombreux citoyens, que ce soit de façon directe ou transversale. Pour ma part, je me suis engagée à mettre l’environnement au cœur des élections en participant à la campagne #VireAuVert. Les citoyens et candidats préoccupés par les enjeux environnementaux doivent absolument s’y référer.

Candidats et partis politiques, attendez-vous à être interpelés sur cet enjeu majeur.

Geneviève Brante, Saint-Bruno-de-Montarville

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