Charlie Rivard décroche le prix canadien Les Voix de la poésie

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Par Sarah Laou
Charlie Rivard décroche le prix canadien Les Voix de la poésie
Charlie Rivard (Photo : Robert Côté - Le Courrier du Sud)

CONCOURS. Charlie Rivard a remporté le prix de la meilleure récitation de poèmes classiques et contemporains francophones, le 20 avril, au grand concours canadien Les Voix de la poésie. La Longueuilloise s’est vu remettre un chèque de 5000$.

À 18 ans, la résidente de l’arr. du Vieux-Longueuil vient de réaliser l’un de ses rêves: être lauréate de l’un des plus prestigieux concours nationaux de récitation de poèmes Les Voix de la poésie. Passionnée de littérature, de poésie et de musique depuis sa tendre enfance, Charlie Rivard se sera présentée à ce concours à trois reprises avant d’être finalement consacrée.

À la mi-avril, la jeune fille avait eu la joie d’apprendre qu’elle faisait partie des 24 finalistes qui monteraient sur la scène du théâtre Isabel Bader, à Toronto, entre les 17 et 20 avril, devant un jury composé entre autres des poètes Éric Charlebois, Pierre Nepveu et Erika Soucy.

Elle y a décroché la première place dans la catégorie francophone, en plus de remporter la somme de 5000$ ainsi qu’un second chèque de 1000$ pour la bibliothèque de son établissement, le cégep de Saint-Laurent, à Montréal.

Une sensibilité à fleur de peau

Charlie croit que sa capacité à ressentir et à restituer les émotions a fait la différence devant le jury.

«Quand je récitais mes poèmes sur scène, c’était exactement ce que je suis, explique Charlie. Mon hypersensibilité me pousse à vivre ce que je lis et j’interprète avec un haut niveau d’intensité. Alors je pense que le public l’a ressenti.»

Elle a récité Je ne trouve pas toujours, de Louise Dupré; Avant que tout éclate en morceaux, de Dyane Léger; et Beauté formol, de Chloé Savoie-Bernard.

Diagnostiquée hypersensible il y a quelques années, la jeune fille explique d’ailleurs que la poésie tient une place essentielle dans sa vie.

«Plus jeune, j’écrivais des poèmes en vers libres, sans vraiment connaître la poésie, exprime-t-elle. J’en avais besoin, ça me vidait le cerveau, car à l’époque j’étais une adolescente en crise. Un jour, on m’a offert Les Fleurs du mal de Baudelaire, et ç’a changé ma vie: il y avait des gens sensibles comme moi. Je n’ai plus cessé d’écrire et d’être au plus près de mes émotions. Cela m’a permis d’être plus en paix avec la personne que j’étais et de trouver ma voie.»

L’étudiante en littérature a également un groupe d’indie folk jazz et écrit ses chansons. Finaliste du concours de poésie Antidote, elle veut continuer de diffuser ses textes.

Transmettre l’amour de la poésie

Le concours qui propose aux jeunes de 4e et 5e secondaire et du cégep de se lancer dans la récitation d’œuvres de poètes francophones ou anglophones aura mobilisé cette année plus de 10 000 élèves issus de partout au Canada, et plus de 1300 établissements se seront inscrits au programme.

En plus des épreuves de qualification des sections anglaise, française et bilingue, les finalistes ont participé à des ateliers d’écriture; se sont produits lors d’un cabaret à micro ouvert; et se sont engagés dans une chasse au trésor sur le thème de la poésie à travers Toronto lors de L’épreuve de force épique du Toronto poétique.

On comptait dans le public de nombreuses personnalités du milieu de la poésie, dont la gagnante et les quatre finalistes du Prix littéraire du Gouverneur général en poésie, Louise Dupré, Jean-Marc Desgent, Annie Lafleur, Serge Patrice Thibodeau et Judy Quinn.

En tout, neuf élèves se sont vu décerner des prix totalisant 25 000$ pour avoir gagné le concours 2018 Les voix de la poésie.

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