CISSS Montérégie-Centre: les employés manifestent pour dénoncer leurs conditions de travail

CISSS Montérégie-Centre: les employés manifestent pour dénoncer leurs conditions de travail
(Photo : Denis Germain - Le Courrier du Sud)

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS Montérégie-Centre–CSN a manifesté mardi devant l’hôpital Charles-Le Moyne afin de dénoncer les conditions de travail qui leur ont été imposées par les différents arrêtés ministériels.

«Le gouvernement Legault a donné aux directions locales des pouvoirs qui leur ont fait perdre la tête, lance d’entrée de jeu le président du Syndicat Jean Mercier. Ceux qu’on appelait il y a deux mois encore les anges-gardiens du Québec sont tellement déçus de voir qu’on les traite si mal.»

«Au début de la pandémie, le premier ministre a adopté des décrets annulant nos droits syndicaux, pour mieux faire face à la maladie, ajoute-t-il. Mais très vite, ces nouveaux pouvoirs ont démangé les directions. Il a fallu se battre pour obtenir le retrait préventif des femmes enceintes. Puis, on a vu l’arrivée de la disponibilité obligatoire à temps plein pour tout le monde, les changements d’horaire, les fins de semaines à tout vent, les déplacements de services, de postes, voire de titre d’emploi. Sans oublier les refus de jours fériés et surtout, les limites pour les vacances de tout le monde! Comment voulez-vous faire face à une deuxième vague, si l’on ne peut récupérer un minimum durant l’été? Nos membres sont à terre et ce n’est pas juste à cause de la maladie.»

«Partout, je vois des personnes qui sont à bout, épuisées et qui tiennent le coup par miracle, affirme de son côté le président de la Fédération de la santé et des services sociaux – CSN (FSSS-CSN) Jeff Begley. Oui, la maladie fait peur, oui, le nombre de travailleurs qui ont attrapé la maladie est effarant. Raison de plus pour ne pas en ajouter sur les conditions de travail. Les directions doivent prendre soin de leurs salariés, pas les punir à coup de mesures administratives! Depuis des années, nous dénonçons les surcharges de travail, l’état critique dans lequel se trouvaient les travailleurs avant l’arrivée de la COVID. C’est un miracle que le réseau ait tenu jusqu’à maintenant.»

(Source: Conseil central de la Montérégie – CSN)

NDLR: Sur la photo, on aperçoit les membres de l’APTS, qui ont manifesté eux aussi devant l’hôpital Charles-LeMoyne le 2 juin.

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