La traversée du désert est terminée pour Alternative Centregens

La traversée du désert est terminée pour Alternative Centregens

Selon la directrice générale Maryse Vinet (droite)

Fraudes, saisies, perte de subventions, perte de direction; l’organisme Alternative Centregens a connu de nombreux déboires à cause des actions de son ancien directeur général, qui purge désormais une peine de prison. Quatre ans plus tard, l’organisme est sur le point de connaître un nouvel envol.

En juin 2012, Centregens a dû congédier son directeur général, Gaétan Landry, après l’avoir pris la main dans le sac. Ce dernier utilisait la carte de crédit de l’organisme pour des dépenses personnelles et se payait un salaire plus élevé que ce qui était convenu. Il s’est notamment procuré un spa et une table de billard aux frais de Centregens.

Mais le plus gros problème est venu de la construction d’un nouveau local pour l’organisme, situé sur le chemin de Chambly. L’édifice a été construit en 2008 aux frais du constructeur, à qui Centregens et un organisme affilié, Accès Transition Montérégie, devaient payer un important loyer. Le contrat a été négocié par Gaétan Landry, mais l’organisme n’était pas en mesure de payer.

«On avait une dette de 1 M$ à cause du loyer impayé», souligne l’actuelle directrice générale d’Alternative Centregens, Maryse Vinet.

Aujourd’hui, après la résolution des diverses poursuites entamées dans cette affaire et la condamnation criminelle de l’ancien directeur (voir autre texte), l’organisme se porte beaucoup mieux. Les dettes ont été réglées et le budget a été rééquilibré.

Navire sans capitaine

Mais la traversée du désert de l’organisme a été bien longue. Visé par une poursuite de la part du constructeur, Centregens a dû quitter l’immeuble qu’il avait fait construire seulement quatre années plus tôt.

Cet immeuble avait été érigé notamment pour héberger une partie de la clientèle. Depuis le déménagement, ce service n’existe plus.

«Ça nous a pris beaucoup de temps à nous remettre sur pied, affirme Maryse Vinet. On a même été mis sous tutelle par la défunte Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie.»

Selon Mme Vinet, l’organisme a survécu grâce à la solidarité de ses clients, qui ont notamment organisé une marche en soutien à Centregens en novembre 2012. Le travail de deux intervenantes, Nicole Martel et Sylvie Tellier, a été tout aussi déterminant.

«Il y a eu une période où il n’y avait même pas de direction. L’organisme au complet était porté à bout de bras par ces deux intervenantes. Et lorsqu’on a eu un directeur général par intérim, celui-ci a travaillé bénévolement pendant les six premiers mois de son contrat», illustre Mme Vinet.

Nouveau départ, nouvel emplacement

Ces nombreux déboires ont notamment coûté des subventions à Alternative Centregens, dont le budget a été réduit de moitié.

Selon Maryse Vinet, l’organisme s’est recentré sur sa mission principale, soit de briser l’isolement des personnes atteintes de maladies mentales en organisant diverses activités.

«Ça a pris trois ans pour se remettre de cet épisode. Mais, depuis un an, ça va mieux.»
L’organisme songe même à déménager dans des locaux plus grands, cette fois sur le boul. Sainte-Foy. Des négociations sont en cours en vue d’un déménagement en avril.

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Oui Mais Les abus d’harcellement sexuelle ne sont pas regler.