Laurent Ciman souhaite sensibiliser la population

Laurent Ciman souhaite sensibiliser la population

Laurent Ciman et sa famille ont pris part au Rendez-vous pour l'autisme 2016 organisé par Autisme Montérégie

ÉVÉNEMENT. La semaine dernière, le défenseur étoile de l’Impact de Montréal Laurent Ciman était de passage dans les rues de l’arr. de Saint-Hubert pour clore en beauté le mois de l’autisme. Parrain de l’association Autisme Montérégie, le célèbre #23 souhaite sensibiliser davantage la population à l’autisme.

Lui-même utilisateur des services d’Autisme Montérégie pour sa fille de 6 ans, Nina, Laurent Ciman se sent redevable aux Québécois qui l’ont accueilli et qui permettent à sa fille de réaliser des progrès chaque jour.

Si, il y a un peu plus d’un an, Ciman a quitté la Belgique et sa vie de joueur de soccer professionnel pour se joindre à l’Impact, c’était d’abord et avant tout pour aider sa fille atteinte d’autisme. Plus que satisfaits des services – même s’il y a toujours place à l’amélioration –, Ciman et sa famille, qui demeurent à Candiac, songent même à faire du Canada leur pays d’adoption.

«C’est quelque chose qui me tient à cœur et c’est ma façon à moi de rencontrer des gens qui vivent la même situation que la mienne, lance d’abord la vedette du onze montréalais. Ça me permet de discuter avec eux et d’échanger. Aussi, sur le plan humain, c’est vraiment le genre d’événement qui fait du bien.»

Faire avancer la cause

Aussi président d’honneur du Salon de l’autisme qui se déroulera l’automne prochain à Laval, Ciman a envie de partager le quotidien des familles vivant avec un enfant autiste avec le reste de la population québécoise.

«Si je peux aider à faire avancer les choses et apporter plus de notoriété et de reconnaissance aux organismes, je vais le faire avec plaisir. C’est extrêmement important pour ma femme et moi d’être impliqué», affirme-t-il.

«Ce n’est pas tous les jours facile et les organismes sont d’une grande aide pour les parents, poursuit-il. Et comme je le dis toujours, si un enfant autiste veut grandir de la meilleure façon, il doit être entouré de ses parents. Ça devient compliqué et parfois, il y a des couples qui éclatent. Certains arrivent à faire des concessions et avec l’aide, ils trouvent une façon de continuer à vivre. À ce moment-là, les parents sont encore plus soudés et l’amour est encore plus grand.»

«Ils doivent simplement comprendre!»

En sensibilisant la population à l’autisme, Laurent Ciman espère faire disparaître les jugements et les critiques dirigés vers les enfants atteints d’autisme. Malgré tout, il remarque que la société québécoise est beaucoup plus sensible et moins discriminatoire envers les enfants autistes comparativement à la Belgique.

«Les critiques, ça fait extrêmement mal quand on les entend. Surtout lorsque les gens ne savent pas et se permettent de juger. Ces enfants-là, ils ont le droit de vivre une petite vie tout à fait normale et ne pas subir les reproches et les critiques des autres.»

Les études les plus récentes estiment que le taux de prévalence des personnes autistes varierait entre 90 et 120 individus sur 10 000, soit environ 1% de la population québécoise. L’estimation de la prévalence au Canada, incluant les enfants et les adultes, est de 1 sur 94.

 

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