La cinéaste Helen Doyle s’inspire des oies sauvages

La cinéaste Helen Doyle s’inspire des oies sauvages

Pour le projet Au pays du grand ciel dansent les oies sauvages

Une quinzaine de Longueuillois de 40 à 72 ans ont embarqué cet hiver dans le projet un peu fou de la cinéaste Helen Doyle: participer à des ateliers de création artistique sur les thèmes de la migration et de la solidarité qui mèneront à la réalisation d’une fiction documentaire. Son inspiration? Le vol des oies sauvages.

Le 11 mars, les participants étaient réunis dans une salle de répétition du Théâtre de la Ville pour un atelier sur le mouvement, avec Susanna Hood, qui travaille à la fois le corps et la voix. La veille, ils avaient travaillé sur trois murales, inspirées du vol des oies. Quelques jours plus tard, ils s’apprêtaient à retravailler une chanson de leur cru, qu’ils ont élaborée d’abord avec le compositeur écossais Nigel Osborne, en février, et dont ils ont écrit le texte avec Edgar Bori et Jean-François Groulx.

Bref, un programme très chargé qui vise d’abord à s’ouvrir à la création artistique, quelle qu’elle soit et à préparer le terrain pour le tournage d’un film dans lequel s’entremêleront des entretiens, des captations de performances et des scènes magnifiées par la fiction. Le scénario suivra plus tard, Helen Doyle profitant elle aussi de ces ateliers pour créer.

Se lancer dans le vide

Ce sont surtout des têtes blanches qui s’investissent dans le projet, essentiellement parce que les retraités ont du temps. «Ils sont super! Et surtout, ils ne restent pas assis chez eux à ne rien faire», lance d’emblée la cinéaste, qui souhaite que d’autres personnes, idéalement des jeunes, se greffent un peu plus tard au projet.

Pour sa part, Céline était très heureuse qu’un projet de ce genre soit proposé à Longueuil. Intriguée, sans expérience artistique, elle a foncé tête première. Christine, quant à elle, s’intéresse grandement à la performance, notamment en arts visuels. Participer au projet lui est donc apparu naturel, même s’il l’oblige à se jeter dans le vide sans parachute, comme elle le dit.

Des guides engagés

Pour éviter que la chute se termine mal, Helen Doyle s’est entourée d’anciens collaborateurs engagés pour guider «ses oies», dont le chorégraphe Thierry Thieû Niang et le compositeur Nigel Osbourne.

«Ce n’est pas difficile de composer, il s’agit de choisir entre différentes mélodies puis les différentes harmonies, a expliqué Nigel Osbourne au Courrier du Sud lors de son passage en février. On s’inspire du son, des mouvements et des images des oies, on propose toutes les possibilités et on laisse le groupe choisir.»

Nigel Osbourne utilise cette méthode depuis de nombreuses années, notamment avec des enfants dans des camps de réfugiés, où il a croisé Helen Doyle il y a quelques années.

La cinéaste présentera aussi des films et amènera son groupe à des expositions. Et surtout, elle souhaite amener les participants dans la région de Québec, voir de vraies oies, qu’elle a choisies parce qu’elles sont à la fois uniques et solidaires; la personnalité de chacune est aussi importante que la force du groupe.

Suivez le projet au www.tatoumemo.wordpress.com ou au www.facebook.com/paysdugrandciel

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