De l’agriculture urbaine au parc Carillon

Par Stagiaire
De l’agriculture urbaine au parc Carillon
Jardin collectif Carillon (Photo : Charles-Émile L’Italien-Marcotte – Le Courrier du Sud)

Une poignée de résidents du quartier Carillon/Saint-Pie-X à Longueuil se réunissent pour entretenir leur jardin collectif. Attablés autour d’un repas communautaire, ils planifient la fête des récoltes prévue à la fin-septembre.

Les quatre participants rencontrés par Le Courrier du Sud sont fiers de leur travail et s’investissent personnellement dans le projet de jardin collectif.

Le plus difficile pour eux est d’inciter les gens du voisinage à participer aux travaux du jardin. Gisèle Pygnol, une employée embauchée pour l’été, termine son contrat au jardin collectif et à la Maison des jeunes Kekpart de Longueuil. Il faut ainsi prévoir l’arrosage et le désherbage du jardin jusqu’à la fin de l’été.

«Le recrutement est en construction», admet Jean-François Marcotte, qui est au jardin depuis ses débuts. Il souhaite une mobilisation citoyenne plus importante les jeudis et espère que le jardin devienne un rendez-vous et une tradition dans le quartier.

Les résidents du secteur sont invités à venir au jardin et y cueillir des légumes – tomates, concombres, poivrons, fines herbes, entre autres.

Un réseau communautaire

Le comité citoyen est épaulé par l’organisatrice communautaire au Réseau local de services (RLS) Pierre Boucher Cathy Chabot. Les vacances ont clairsemé les rangs du comité, mais ils sont souvent six ou huit citoyens à généralement participer à la réunion mensuelle.

Cette dernière est un prétexte pour manger et échanger. Jean-François Marcotte y assiste avec ses deux filles comme Khadija Faid le fait avec la sienne. Ils cherchent à créer une vie communautaire et un sentiment d’appartenance autour du parc Carillon.

Des fêtes ouvertes à tous

Le comité citoyen du Jardin collectif Carillon invite encore cette année la population à sa fête des récoltes. Celle-ci coïncide avec le bazar organisé par la Maison des jeunes Kekpart. Le jardin offrira gratuitement de la soupe et du maïs pour cette occasion.

«On vient, on célèbre, on mange» explique Cathy Chabot.

Au travers des demandes de subventions et du suivi de différents dossiers, elle apporte des beignets pour le repas communautaire.

 

Jardin collectif ou communautaire?

Au Québec, un jardin communautaire est un lieu où différentes personnes jardinent, chacune de son côté. Un espace est attitré à chaque participant qui a le loisir d’y faire pousser des légumes et de les récolter de manière exclusive.

Le jardin collectif fonctionne différemment. Tout le monde y cultive le même espace, et la récolte est divisée entre chaque participant, selon ses besoins.

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