Dentistes et soins thérapeutiques reprennent du service, les coiffeurs doivent attendre

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Par Audrey Leduc-Brodeur
Dentistes et soins thérapeutiques reprennent du service, les coiffeurs doivent attendre
(Photo : Depositphotos)

Marquage au sol, nettoyage de l’équipement et installation de cloisons entre les postes de travail sont quelques-unes des mesures sanitaires que devront respecter les cliniques dentaires, entreprises de soins thérapeutiques et salons de soins esthétiques, dont certains pourront reprendre leurs activités à compter du 1er juin. 

Partout au Québec, les entreprises du milieu bucco-dentaire et des soins thérapeutiques, comme la physiothérapie, la psychologie, l’optométrie, le travail social et la nutrition, ouvriront leurs portes dans 12 jours. À l’extérieur de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), les salons de coiffure et de soins esthétiques pourront aussi accueillir des clients le 1er juin. Le gouvernement doit encore déterminer une date pour ces services spécifiques situés sur le territoire de la CMM.

En collaboration avec la Santé publique, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) met à la disposition des employeurs trois guides sanitaires pour leur permettre de protéger leurs employés et leurs clients. Ceux-ci sont disponibles sur le site Web de la CNESST.

«Cette étape était très attendue, mais cette reprise doit se faire en assurant leur protection, a convenu la ministre de la Santé, Danielle McCann, lors d’un point de presse le 20 mai. Il y aura des mesures de prévention rigoureuses, puisque ces soins demandent une grande proximité entre la clientèle et le personnel.»

Par exemple, les personnes qui se rendront à leur rendez-vous chez le dentiste devront se rincer la bouche avec un produit nettoyant antiseptique avant leur traitement, a illustré Mme McCann. Les coiffeurs devront également se vêtir d’une tenue de protection complète, de la visière à la blouse, a-t-elle précisé.

Pour justifier sa décision de ne pas rouvrir immédiatement les entreprises de soins corporels et esthétiques dans le Grand Montréal, le ministre du Travail, Jean Boulet, a fait valoir que «les données épidémiologiques incitent à plus de prudence. On reprend graduellement de la manière la plus sanitaire possible les activités économiques et on a jugé bon d’y aller par secteur».

M. Boulet a rappelé que plus de 4 000 entreprises œuvrent dans le secteur des soins personnels au Québec et que ces dernières emploient plus de 40 000 travailleurs.

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