Des patins, mais pas de patinoire au parc de Normandie

Photo de Ali Dostie
Par Ali Dostie
Des patins, mais pas de patinoire au parc de Normandie
L'utilisation des patins par différents élèves n'était pas prévue sans autorisation de la santé publique. (Photo : Le Courrier du Sud - Ali Dostie)

Peu importe les consignes de la Santé publique, les 26 paires de patins acquises l’an dernier pour les élèves de l’école de Normandie demeureront vraisemblablement remisées. La patinoire du parc du même nom, voisin de l’établissement scolaire, fait partie de celles qui ne seront pas en fonction cette année à Longueuil.

En constatant que les bandes n’avaient pas été installées, comme à chaque année, au parc de Normandie, Marie-Ève Gauthier, citoyenne de l’arr. du Vieux-Longueuil, a contacté le service aux citoyens de la Ville, qui lui a confirmé la mauvaise nouvelle.

«C’est aberrant pour les gens du quartier. J’ai été choquée, témoigne-t-elle au Courrier du Sud. En pleine pandémie, il faut penser à la santé mentale et à la santé physique. Qu’est-ce qu’il nous reste? Les enfants n’ont plus d’activités parascolaires.»

En discutant avec un enseignant de l’école de Normandie, Mme Gauthier a appris que l’établissement scolaire s’était récemment doté de plusieurs paires de patins.

En fait, ce sont 26 paires de patins et 35 casques protecteurs, destinés à des élèves de 4e, 5e et 6e années, qui ont été achetés au cours de l’année scolaire 2019-2020 grâce à un don de la Fondation des Canadiens pour l’enfance.

«L’utilisation des casques et des patins par différents élèves n’était cependant pas prévue sans autorisation de la santé publique, à cause des risques de contamination potentielle», avise néanmoins le conseiller en communication et relations médias du Centre de services scolaire Marie-Victorin, Alexandre Kozminski Martin.

Le CSS Marie-Victorin a officiellement appris le 1er décembre la nouvelle à l’effet qu’il n’y aurait pas de patinoire dans le parc.

Mardi, la mairesse Sylvie Parent a confirmé qu’entre autres, le manque de main-d’œuvre chez les organismes qui assurent l’entretien des patinoires a forcé la Ville à prendre la décision de n’ouvrir que la moitié des patinoires.

D’autant plus que les consignes sanitaires impliquent la mobilisation de personnel supplémentaire, pour assurer de la surveillance notamment.

«Est-ce souhaitable? Absolument que non, mais la réalité de la pandémie nous fait très mal», a avancé la mairesse.

La Santé publique a récemment précisé que les parties de hockey seraient interdites sur les patinoires extérieures situées en zone rouge.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires