Vidéo – Des rencontres en tête à tête pour terminer l’année scolaire en beauté

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Par Ali Dostie
Vidéo – Des rencontres en tête à tête pour terminer l’année scolaire en beauté
Lucas a rencontré son enseignante, tout juste avant une petite fête avec des amis soulignant la fin de son année scolaire. (Photo : Ali Dostie - Le Courrier du Sud)

L’enseignante Catherine Maynard ne pouvait terminer cette année pour le moins exceptionnelle sans voir en chair et en os ses élèves. Des sourires sur Teams, c’est bien, mais en personne, c’est mieux.

Tout comme ses collègues Manon, Anne et Nellie, l’enseignante de première année à l’École internationale du Vieux-Longueuil Catherine Maynard a visité chacun de ses élèves, les 22 et 23 juin. Elle leur a remis une boîte de jus et a pris quelques minutes pour discuter des derniers mois et de leur plan pour l’été.

Les parents étaient dans le coup, mais les enfants n’en savaient rien.

«J’étais tannée de vous voir dans un ordinateur. Et je ne pouvais pas partir sans savoir que vous étiez corrects», a expliqué à ses élèves celle qui, chaque semaine, tenait des rencontres sur Teams avec l’ensemble de la classe, en plus de rencontres en groupe de quatre.

Lucas Desormeaux-Meikle, visiblement agréablement surpris de la venue de «Madame Catherine» sur sa galerie, a admis lui aussi être «vraiment tanné» du confinement. Ce qui ne l’a pas empêché d’avoir apprécié les rendez-vous virtuels et exercices proposés par son enseignante.

Lucas a profité de sa visite pour lui montrer le pupitre où il faisait ses devoirs.

Les papas de Lucas n’ont pas manqué d’exprimer leur reconnaissance pour le dévouement de Mme Maynard, qui a su développer une belle relation avec ses élèves, malgré les circonstances.

«L’école à la maison a pour nous été une expérience extraordinaire. C’est du temps que l’on n’oubliera jamais. C’est prenant, mais très gratifiant», a exprimé Stéphane Meikle.

Lucas raconte qu’à la blague, ses parents avaient à la maison le rôle de professeur et de directeur. «Une fois, je suis allé au bureau du directeur, mais c’était pour rigoler.»

M. Meikle témoigne à quel point Mme Maynard est une personne significative pour son fils. Il y a deux semaines, Lucas a perdu son grand-papa.

«J’ai avisé Madame Catherine, car je me doutais bien qu’il allait lui en parler. Et c’est ce qu’il a fait. Elle lui a dit de rester à la fin d’une rencontre sur Teams, et elle a pris le temps d’en discuter avec lui», raconte-t-il.

Lucas recevait aussi un appel hebdomadaire de son professeur d’anglais et de son professeur d’éducation physique. «C’est une école tissée serrée», reconnait M. Meikle.

Boucler la boucle

Catherine Maynard et Adèle Robichaud

Adèle Robichaud, trois maisons à côté de chez Lucas, a aussi reçu la visite surprise de son enseignante. «Papa m’avait juste dit que ce serait une fille», a-t-elle répondu à «Madame Catherine».

Malgré la gêne, Adèle a partagé quelques mots, entre autres sur les exercices qu’elle a préférés – les sudokus! – ainsi que sur l’une des activités qu’elle prévoit pour l’été: «se baigner beaucoup».

Le grand sourire a aussi pris le dessus sur la timidité pour Adèle Éthier lorsqu’elle a ouvert la porte à son enseignante. Son chien Cookie, présent à quelques rencontres Teams au cours des derniers mois, s’est joint aux retrouvailles.

«Ça fait du bien de les voir. Ça permet de boucler la boucle, constate Catherine Maynard. Devant l’ordinateur, je n’ai pas l’impression d’avoir fait le travail comme si j’avais été en personne.»

«Ne pas avoir eu le contact direct avec les élèves [au cours des derniers mois], ça m’arrache le cœur.»

– Catherine Maynard

Au début de la pandémie, Mme Maynard craignait que, dans les circonstances, le lien avec ses élèves ne se fragilise. Elle s’était trompée. «Tout le monde était là, tout le temps. J’ai corrigé plein de travaux, j’en recevais à la pelletée!»

Mme Maynard n’a pas manqué non plus de «lever son chapeau» à tous les parents, consciente que les devoirs, lectures, dictées et rencontre virtuelles pouvaient être exigeantes.

Malgré ce qui s’est avéré un succès, Mme Maynard, autant que ses élèves, espère pour septembre un retour en classe dans les murs de l’école.

Adèle Éthier et «Madame Catherine»

 

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