Des services de santé de meilleure qualité et plus accessibles, réclame Action concertation vieillissement Longueuil

Des services de santé de meilleure qualité et plus accessibles, réclame Action concertation vieillissement Longueuil

L’ACVL s’attend non seulement à recevoir une écoute de la part des décideurs, mais que des mesures soient rapidement prises.

Crédit photo : Gracieuseté

SANTÉ. Le regroupement d’organismes Action concertation vieillissement Longueuil (ACVL) profite de la campagne électorale et de l’oreille attentive des différents partis pour faire entendre ses revendications: des services de santé et des services sociaux de qualité, adaptés à la réalité des aînés et proches aidants.

Des aînés ont uni leur voix et ont pris la parole concernant les soins de santé et services sociaux lors d’une conférence de presse le 6 septembre. Une soixantaine d’entre eux étaient présents.

«On veut une écoute. Que les aînés ne soient pas considérés comme s’ils ne faisaient plus partie du “système”. Ils ont contribué à la société, ils y contribuent encore. On est redevable», souligne la directrice générale d’Action-Services aux proches aidants de Longueuil Diane Delorme. On a réglé la question de mourir dans la dignité. Peut-on s’assurer aussi de vivre dans la dignité?»

L’ACVL s’attend non seulement à recevoir une écoute de la part des décideurs, mais que des mesures soient rapidement prises pour apporter des solutions concrètes.

Accessibilité, qualité et continuité

À la lumière d’une vaste consultation menée en 2017 auprès de plus de 80 aînés, l’ACVL a dressé la liste des problèmes soulevés et des améliorations qui pourraient être apportées au système de santé et aux ressources qui gravitent autour.

Le regroupement recommande notamment que toute personne aînée reçoive «des services adaptés à partir d’une évaluation globale de sa situation» et qu’elle bénéficie d’un suivi approprié.

L’accessibilité aux soins et services sociaux – que ce soit en raison de la bureaucratie, de la technologie ou des délais d’attente – est également au cœur des priorités.

«Si ça prend cinq à six mois pour prendre un rendez-vous, c’est un véritable frein à un service», déplore Louiselle Bouffard, membre du sous-comité Santé et services sociaux à l’ACVL.

L’accessibilité concerne également la question financière, tant pour les aînés que les proches aidants. La consultation relève entre autres le cas d’une aînée qui se privait de manger pour payer des services ou ses médicaments.

La continuité des services est aussi un enjeu qui devrait faire l’objet de mesures spécifiques, estiment les aînés interrogés.

«Lorsqu’une personne reçoit son congé de l’hôpital, on doit se soucier qu’elle ait toutes les ressources nécessaires par la suite, qu’elle sera en mesure de vivre à la maison, dans ses conditions», donne en exemple Louiselle Bouffard.

L’imposant document présentant la prise de parole des aînés ratisse large et soulève de nombreux problèmes, allant des horaires des CLSC, de la «déficience» des services apportés en CHSLD ou encore des listes d’attente pour obtenir un médecin de famille.

Solutions

Bonification des soins et services à domicile, élimination de la multiplication des intervenants, réduction du temps d’attente aux urgences et offre de service de psychothérapie gratuits pour les aînés ou personnes à faible revenu en CLSC sont autant de pistes de solutions.

Un meilleur arrimage entre l’hôpital et le CLSC assurerait également un suivi plus adéquat.

L’information et la sensibilisation font partie des avenues à améliorer, croit par ailleurs l’ACVL, tout particulièrement en ce qui a trait au rôle des familles et proches lorsqu’un aîné est malade ou vulnérable.

L’existence des ressources d’accompagnement et de soutien disponibles devraient également être davantage diffusée.

Bien que l’ACVL reconnait les sommes importantes investies en santé, elle réclame qu’«un réinvestissement suffisant soit fait dans le réseau de la santé, dans les entreprises d’économie sociale et les organismes communautaires pour éviter le plus possible la privatisation des services».

Les frais déboursés par les usagers, tels que les frais de médicaments, frais complémentaires ou frais de stationnement, devraient aussi être pris en compte et analysés.

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