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Encadrer le redéveloppement à Longueuil: une première phase franchie par les arrondissements

mercredi le 27 janvier 2021
Modifié à 19 h 32 min le 28 janvier 2021
Par Ali Dostie

Les trois conseils d’arrondissements ont adopté à l’unanimité, les 25 et 26 janvier, un deuxième projet de règlement qui s’inscrit dans la démarche entamée à l’automne visant à mieux encadrer le redéveloppement et la démolition de maisons unifamiliales. Le projet de règlement prévoit entre autres imposer de plus grandes marges minimales et fixe à deux étages la hauteur maximale des habitations unifamiliale, bifamiliale et trifamiliale. Pour une habitation multifamiliale, «au moins 40% du nombre de logements doit être superposé à un autre logement du bâtiment», précise le projet de règlement. De plus, au moins une porte d’accès principale menant à chacun des logements des habitations autres qu’unifamiliales doit être située sur la façade principale du bâtiment, qui doit être orientée vers la rue. Le règlement resserrera aussi les dispositions liées aux espaces consacrés au stationnement. Cette réglementation s’appliquera aux projets de construction sur une rue datant d’avant 2001 et dont la demande de permis a été déposée après le 25 novembre. Première phase L’adoption de ce second projet de règlement n’est qu’une première étape, ont insisté plusieurs élus. C’est par un long processus que la Ville s’attaquera à différents enjeux entourant le redéveloppement. «Il y avait une urgence d’agir pour freiner le phénomène dont l’ampleur devenait alarmante», a expliqué la présidente d’arr. de Saint-Hubert Nathalie Boisclair. Des élus de l’opposition se sont toutefois montrés plus critiques quant à ce qui n’est pas pris en compte dans cette première phase. Selon le président d’arr. de Greenfield Park Robert Myles, «des citoyens sont inquiets quand on voit des triplex construits dans des rues de maisons unifamiliales». La «grande préoccupation» des citoyens qu’est «la démolition des maisons unifamiliales en bon état et parfois emblématique du quartier» n’a pas été abordée, a pour sa part ciblé la conseillère municipale Colette Éthier, lors du conseil d’arr. du Vieux-Longueuil. Par ailleurs, ce qui a été récolté en consultation publique n’a pas jusqu’à maintenant été pris en considération, a critiqué le chef de l’opposition Xavier Léger. Selon le conseiller Éric Bouchard, l’administration municipale a expliqué aux élus pourquoi il était nécessaire d’adopter maintenant ce règlement «et comment on pourra bonifier par la suite. Nous avons eu les explications de vers où on pourrait aller dans l’avenir.» Les suggestions des citoyens contribueront à orienter les prochaines modifications. M. Bouchard a avisé que des consultations seront organisées pour les prochaines phases. Contrecoups Un citoyen de l’arr. de Saint-Hubert a rapporté qu’en vertu des nouvelles normes concernant les marges, il ne pourrait construire de duplex ou de triplex sur son terrain de 40 par 100 pieds. Et le zonage dans son secteur interdit la construction d’habitation unifamiliale. «Son terrain vient de perdre de la valeur, il n’a pas le droit de bâtir», soulève le conseiller Jacques Lemire. L’élu mentionne également qu’un droit acquis devra être accordé aux propriétaires des nombreux terrains de cette dimension dans son secteur, afin qu’ils puissent reconstruire le même type d’habitation advenant un incendie. Nathalie Boisclair a précisé que de tels cas spécifiques pourront être réglés au moyen de dérogations mineures et que les dispositions à venir régleront cet enjeu. Le service d’urbanisme traite actuellement 650 demandes concernant des projets en suspens en raison de l’effet de gel créé sur les demandes de permis. «On a demandé que ça soit priorisé et que les dossiers complets nous arrivent rapidement au CCU», a indiqué la conseillère. Un aspect aussi abordé au Vieux-Longueuil. Le conseiller Michel Lanctôt test d’avis que la Ville aurait eu avantage à adopter une approche plus ciblée.    

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