Faut-il abolir l’ARTM ?

En juin 2017, La Presse signale que Longueuil et Laval dénoncent la politique de financement des transports collectifs régionaux de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM).

Le comité de transition qui a préparé la mise en place de la nouvelle entité et concocté ce projet de politique a modifié la méthode de calcul des quotes-parts utilisée depuis 2010 et qui faisait l’unanimité des 82 municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

L’agglomération de Longueuil a adopté le budget 2018 avec une hausse d’environ 10,2% de sa contribution au transport en commun en raison de cette politique de l’ARTM.

Le conseil d’administration de l’ARTM qui compte 15 membres est formé de seulement cinq élus du monde municipal et de sept autres membres choisis par Québec, avec trois membres désignés par la CMM. En contrepartie, les 28 membres du conseil d’administration de la CMM proviennent exclusivement d’élus de la grande région métropolitaine.

À la séance du 22 juin de l’ARTM, on a posé une question sur cette politique de financement du transport régional injuste par rapport à l’ancienne méthode de calcul des quotes-parts utilisée depuis 2010. Le dg de l’ARTM Paul Côté a reconnu que le vote sur cette politique n’a pas été unanime mais qu’il a fallu trancher.

Comme seule la CMM est plus représentative des élus municipaux que l’ARTM, ne serait-il pas temps d’interpeller les politiciens du Québec en campagne électorale et leur demander d’abolir l’ARTM?

Pierre Sénécal

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