Faut qu’on SPAL de la prévention du suicide !

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Par Vanessa Picotte
Faut qu’on SPAL de la prévention du suicide !
Des activités comme un Café avec un policier sont entre autres organisées par le SPAL dans le cadre de son mandat de prévention. (Photo : SPAL)

La 30e Semaine nationale de prévention du suicide se déroule jusqu’au 8 février sous le thème Parler du suicide sauve des vies, pour encourager ceux qui vivent un moment difficile à parler à un proche ou à un intervenant.

Le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) est appelé à intervenir quotidiennement auprès de personnes vulnérables, ce nombre d’interventions connaissant une grande croissance.

«C’est la réalité quotidienne des patrouilleurs sur le terrain, explique l’agente Jennifer Chevalier. Près des trois quarts du travail quotidien des policiers est de nature sociale.»

L’agente rappelle aux proches d’une personne suicidaire qu’«il ne faut jamais hésiter lorsqu’il y a un doute et courir le risque d’avoir trop attendu avant d’agir».

«Il faut contacter le 911, insiste-t-elle. Même si vous avez peur que la personne soit éventuellement en colère contre vous, dites-vous que vous faites cela pour son bien. Parler du suicide ne favorise pas un passage à l’acte, mais bien une ouverture face au sujet.»

La policière rappelle que le SPAL a un mandat de prévention. Ainsi, la section prévention, vigilance et relations avec la communauté intervient par exemple dans les écoles pour «être à l’écoute des jeunes et les conseiller».

Les policiers sont également appelés souvent à intervenir lors de situations de crise. L’agente précise qu’ils jouent un «rôle de soutien» auprès des personnes en détresse ou de leur famille en les référant aux bonnes ressources ou en conseillant les proches.

«Les policiers vont premièrement évaluer la situation, explique l’agente Chevalier. Par la suite, ils vont effectuer un transport à l’hôpital s’il y un danger imminent pour la personne suicidaire ou autrui. S’il s’agit de propos inquiétants, ils vont contacter des intervenants formés afin d’évaluer le risque de passage à l’acte suicidaire.»

En 2019, la section des enquêtes et interventions auprès des personnes vulnérables (EIPV) du SPAL, qui existe depuis maintenant deux ans, a traité plus de 3600 dossiers. De ce nombre, plus de 550 ont demandé une intervention plus approfondie de la part des policiers.

«Nos interventions sont principalement en deuxième ligne, précise l’agente Chevalier. Nous assurons un suivi et une collaboration de tous les services afin d’apporter le soutien nécessaire à la personne concernée et à son entourage.»

Si vous avez besoin d’aide, si vous êtes inquiet pour un proche ou si vous êtes endeuillé par suicide, composez le 1 866 APPELLE (277-3553). Cette ressource est disponible partout au Québec, 7 jours sur 7, 24h sur 24.

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