Il faut qu’on SPAL de la violence conjugale

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Par Philippe Lanoix-Meunier
Il faut qu’on SPAL de la violence conjugale
En 2018, le SPAL a traité 1161 dossiers de violence conjugale. (Photo : Denis Germain - Le Courrier du Sud)

PRÉVENTION. Les plus récentes statistiques démontrent que le nombre de dénonciations pour des cas de violence conjugale a augmenté au cours des dernières années. Toutefois, cette augmentation est surtout attribuable au fait que les victimes ont de plus en plus tendance à dénoncer ces gestes, selon le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).

Selon l’agente Mélanie Lajoie, la prévention est la clé pouvant aider à attaquer ce problème d’une grande ampleur. Pour ce faire, les policiers travaillent notamment de concert avec les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale Marguerite-de-Champlain et Carrefour pour Elle.

L’agente Lajoie mentionne que le SPAL s’implique également auprès des classes de francisation fréquentées par les nouveaux arrivants.

«Beaucoup de nouveaux arrivants ne connaissent pas vraiment les lois de leur pays d’adoption, mentionne-t-elle. Le SPAL souhaite les sensibiliser et les inviter à dénoncer tout geste qui s’apparente à de la violence conjugale.»

«Quand on pense à la violence conjugale, on pense souvent à la violence physique, mais il y a aussi la violence psychologique, ajoute-t-elle. Elle peut pendre diverses formes, comme l’intimidation, la menace, la séquestration ou encore faire craindre à la sécurité d’une autre personne.»

Bien que la violence conjugale touche en majeure partie les femmes, un nombre non négligeable d’hommes en sont aussi victimes.

«Les hommes ont clairement plus de difficulté à dénoncer ce type de geste parce ils craignent d’être jugés, explique Mélanie Lajoie. Mais les choses changent avec le temps.»

Le SPAL collabore avec la maison Entraide pour Hommes, qui a le double mandat de prendre en charge les victimes mais aussi les agresseurs.

Elle rappelle que si l’on est témoin de gestes ou que l’on a de bonnes raisons de penser que quelqu’un de notre entourage est victime de violence conjugale, il est important de dénoncer. Parfois, la victime n’est pas en mesure de le faire.

Les dénonciations peuvent se faire de façon anonyme, 7 jours sur 7, 24h sur 24h, en composant le 911 ou en visitant le site Web www.sosviolenceconjugale.ca.

 

Nombres de dossiers de violence conjugale dans l’agglomération de Longueuil

2014: 946 dossiers

2015: 998 dossiers

2016: 1078 dossiers

2017: 1049 dossiers

2018: 1161 dossiers

 

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