Infirmières auxiliaires: redoubler d’efforts pour la reconnaissance

Infirmières auxiliaires: redoubler d’efforts pour la reconnaissance

La présidente du Conseil d’administration de l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec Carole Grant

Crédit photo : Jean Laramée – Le Courrier du Sud

PROFESSION. De plus en plus présentes dans les groupes de médecine de famille, au bloc opératoire, dans les cliniques spécialisées et dans les équipes de soutien à domicile, les infirmières auxiliaires travaillent présentement à la reconnaissance de leur champ de pratique.

«Un des enjeux de la profession est surtout de permettre à l’infirmière auxiliaire d’œuvrer selon l’ensemble de son champ de pratique partout en province», explique la présidente du C.A. de l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec (OIIAQ) Carole Grant.

Le défi principal de l’OIIAQ est clair: faire reconnaître le rôle des infirmières auxiliaires auprès des autres professionnels de la santé, toujours dans l’optique de fournir les meilleurs soins possibles aux patients.

«L’essayer, c’est l’adopter»

Alors qu’elle travaillait au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), Carole Grant recevait souvent la même question de la part de ses collègues. «Pourquoi est-ce qu’on a le droit de le faire et qu’ils [les autres professionnels] ne veulent pas qu’on le fasse?»

Présidente de l’Ordre depuis mai 2017 et cumulant 38 années de métier en tant qu’infirmière auxiliaire, Carole Grant a donc souhaité dès son entrée en poste travailler à la reconnaissance des professionnelles de son milieu.

«On a eu la Loi 90 en 2003 qui a beaucoup changé le travail de l’infirmière auxiliaire, précise-t-elle. À partir de ce moment, avec les nouveaux actes délégués, il a fallu travailler avec les autres professionnels pour bien expliquer quel est notre champ de pratique.»

En allant à la rencontre des différents intervenants du réseau de la santé – médecins, inhalothérapeutes, travailleurs sociaux, etc. – pour démontrer que l’infirmière auxiliaire est une plus-value dans une équipe de soins, la présidente mentionne que tout le monde en ressort gagnant.

«Quand on a commencé à vouloir intégrer des infirmières auxiliaires en groupe de médecine familiale en 2014, on en avait une soixantaine. On a rencontré les médecins qui travaillent dans ces groupes-là et maintenant, il y en a 600. Quand on prend le temps de bien expliquer son travail et qu’on définit son champ de pratique, “l’essayer c’est l’adopter” comme on dit!»

Soulager le réseau

Les infirmières auxiliaires partagent des actes avec les infirmières et intègrent progressivement les équipes interdisciplinaires. Elles travaillent entre autres à l’évaluation du patient, aux soins des plaies, à l’administration des médicaments et aux prélèvements sanguins.

Ces professionnelles sont en mesure de dégager les infirmières de leur travail afin que ces dernières puissent prodiguer d’autres types de soins aux patients. Une avenue qui pourrait contribuer au soulagement du réseau de la santé, selon l’OIIAQ.

En date du 31 mars 2018, l’Ordre regroupait 28 612 membres, en faisant le 2e plus grand ordre professionnel en importance en santé au Québec.

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Boeykens Nadia
Invité
Boeykens Nadia

Merci pour votre bel article…. je suis moi même infirmière auxiliaire. J’ai eu un intérêt à vous lire. Merci d’avoir contribué à notre profession.

Josée Masson
Invité
Josée Masson

Merci pour votre articles. Bientôt 2 ans en GMF après plus de 29 ans à faire les étage et avoir le goût de quitter ma profession du à nous faire la vie dure à ne pas nous laissé nos actes.
En GMF nous sommes bien respecté et nous sommes une grande famille tous respecter .
Merci!

Marie-Pier
Invité
Marie-Pier

Merci…bel article qui nous mets en avant et qui nous représente bien! Des gens de coeur qui veulent juste améliorer et participer a l’avancement pour le bien-être de tous!! Je suis dans mes derniers stages d’infirmière auxiliaire et j’en suis fière!

Nancy Céleste
Invité
Nancy Céleste

Cet article rejoint tellement ma vision,
Je suis infirmière auxiliaire, et j’ai maintenant la chance d’enseigner ma passion , Nous croyons qu’il faut maximiser le champs de pratique partout au Quebec. Nous avons confiance en l’avenir et continuons au quotidien à promouvoir la profession d’information auxiliaire. Nous vous accompagnons Madame Grant , au plaisir et merci de votre appuis.

Danièle
Invité
Danièle

J’en suis à ma troisième journée d’étude en SASI. C’est pour nous que vous travaillé. C’est encourageant de voir que le développement se fait encore et encore pour le bien des patients avant tout. Bravo!

Christianne
Invité
Christianne

L infirmière auxiliaire ne peut pas évaluer , elle contribue aux plan de soins faite par l infirmière.

Katia
Invité
Katia

Tout depends où tu travaille 😉

Clarisse Adjanohoun
Invité
Clarisse Adjanohoun

Merci pour le beau travail que vous faites. Je suis infirmière auxiliaire aussi et j’ai eu de l’intérêt à lire cet article. Merci pour votre contribution