La Brossardoise Varda Étienne revient sur son aventure à Big Brother Célébrités

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Par Katherine Harvey-Pinard
La Brossardoise Varda Étienne revient sur son aventure à Big Brother Célébrités
Varda Étienne ne regrette pas d’avoir quitté l’aventure et se dit fière de son parcours. (Photo : Gracieuseté)

Après cinq semaines dans le manoir de l’Île Bizard, Varda Étienne a décidé de quitter l’émission Big Brother Célébrités pour sa santé mentale, le 14 février. Celle qui se qualifie de «fière Brossardoise» a accepté de revenir sur son aventure, pendant laquelle se sont notamment forgées de grandes amitiés.

Le téléphone de la femme de 48 ans ne dérougit pas depuis sa sortie du manoir. Pour celle qui n’est pas une fan de téléréalité, dit-elle, force est d’admettre que sa décision de prendre part à cette première édition de l’émission a été la bonne.

«Malgré les difficultés que j’ai rencontrées, ç’a été une très belle expérience», affirme-t-elle au Courrier du Sud, quatre jours après sa sortie.

Lors de sa dernière semaine au manoir, Mme Étienne a été mise en danger contre l’acteur Emmanuel Auger. Plutôt que d’attendre le vote, elle a décidé de quitter pour sa santé mentale, elle qui est atteinte d’un trouble bipolaire.

«Je n’avais pas accès aux gens qui sont dans ma garde rapprochée à l’extérieur de Big Brother, dit-elle. J’ai trouvé ça particulièrement difficile. À un moment, je me suis sentie très déprimée, et tu n’as pas nécessairement envie d’être un boulet pour les autres participants.»

Tout au long de l’aventure, Mme Étienne avait accès à son psychiatre chaque fois qu’elle en avait besoin. C’était une de ses conditions pour participer à l’émission.

«Je n’ai jamais été aussi bien traitée par une équipe de production de ma vie», souligne-t-elle.

Une grande éducation

C’était la deuxième fois que Varda Étienne demandait de quitter l’aventure, révèle-t-elle, la première étant à la suite de sa mésentente avec Marie-Chantal Toupin, qui avait tenu des propos déplacés non diffusés à l’écran, mais rapportés par les candidats.

«J’avais l’impression de vivre de grandes injustices et je me disais: ce n’est pas vrai que je vais accepter à l’intérieur ce que je n’accepterais pas à l’extérieur», soutient l’auteure et femme d’affaires.

Mme Toupin avait toutefois fait des excuses à Mme Étienne, qui les avait acceptées.

«Je ne lui en veux pas, assure-t-elle. C’est quelqu’un que je connaissais de l’extérieur et on se considère comme des amies.»

Il reste toutefois une grande éducation à faire au sujet des préjugés envers la maladie mentale, soutient l’animatrice.

«La santé mentale, c’est la maladie pauvre de notre système de santé, martèle-t-elle. En plus, depuis la COVID-19, il y a beaucoup de gens qui sont très fragiles mentalement, et on le comprend. C’est important de sensibiliser les gens.»

Elle offre d’ailleurs des conférences afin d’«ouvrir les esprits et de démocratiser les problèmes en santé mentale», fait-elle savoir.

Des amitiés qui resteront

Dès son entrée à Big Brother, Varda Étienne s’est liée d’amitié avec le chanteur Maxime Landry, la drag queen Rita Baga, l’animatrice Laurence Bareil et l’humoriste Richardson Zéphyr.

«Les mêmes difficultés qu’on rencontre dans notre société, on les a rencontrées en microsociété à Big Brother, laisse-t-elle entendre. Des personnes racisées, des membres de SLGBTQ… Tout de suite, il y a une forme de marginalisation qui a fait que, tout naturellement, on s’est alliés. Ç’a développé des liens très forts.»

«La première personne que j’ai appelé en sortant de Big Brother, c’est Rita», révèle-t-elle.

À venir

Varda Étienne fera son retour à l’émission Sucré Salé, à TVA, l’été prochain. Elle a également eu des offres en radio, poursuivra ses conférences en santé mentale et entamera prochainement l’écriture de son cinquième roman.

«Brossard ou la mort.»

Varda Étienne habite à Brossard depuis 20 ans. La photo de couverture de sa page Facebook affiche «Diva brossardoise». Son expression préférée? «Brossard ou la mort.»

«J’aime vraiment Brossard, dit-elle. Je trouve ça très beau, il y a la piste cyclable et c’est très multiethnique. Je trouve ça génial, surtout étant une femme racisée. Je vais mourir icitte, comme on dit!»

«La Ville de Brossard devrait m’engager comme porte-parole», lance-t-elle.

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