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La Cabane est de retour à la maison pour une deuxième tablée

dimanche le 27 février 2022
Modifié à 0 h 00 min le 26 février 2022
Par Yanick Michaud

ymichaud@gravitemedia.com

Un faste repas attend les clients de Ma Cabane à la maison qui commanderont de L’Érablière Charbonneau alors que les portions ont été pensées en mode à volonté. (Photo Gracieuseté Érablière Charbonneau)

Mélanie Charbonneau est catégorique quant à l’initiative Ma cabane à la maison qui est venue à la rescousse des érablières la saison dernière en pleine pandémie.

« Ça a sauvé mon entreprise. On a finalement vendu des milliers de boîtes, sans trop savoir au départ ce que ça donnerait. On a décidé de s’impliquer et ça a finalement été une bonne avenue, une bonne solution », dit la propriétaire de l’Érablière Charbonneau à Mont Saint-Grégoire, en Montérégie.

Le programme qui a permis à 70 entreprises de sauver la mise en 2021 est de retour pour une seconde édition, en route pour des milliers de repas livrés jusqu’à la mi-avril. En 2021, plus de 110 000 boîtes-repas ont été vendues, ce qui a généré des retombées économiques de 11,5 M$ dans toutes les régions du Québec. Cette année près de 50 érablières offrent des boîtes gourmandes.

Un programme enlevant

Pour Mélanie Charbonneau, la solution était idéale. « On se demandait si les gens allaient venir chez nous. Alors on a acheté des contenants. Puis ç’a tellement fonctionné, qu’il a fallu en recommander d’autres. Les clients venaient chercher leurs boîtes chez nous ou dans les Metro qui ont été des partenaires incroyables. Parfois, on avait des centaines de boîtes dans le stationnement du Metro. Il fallait laisser notre livreur sur place pour pouvoir permettre aux gens de venir chercher leurs commandes », explique-t-elle, emballée.

D’autres venaient directement à la cabane pour pouvoir profiter de l’endroit. « On a fait la Poutine de la cabane, ou du chili à l’érable végane, de la soupe aux pois chaude. Les gens allaient dans la montagne, se réchauffaient autour du feu en savourant une poutine, avant de repartir avec leur commande. Ils étaient satisfaits et nous aussi », explique Mélanie Charbonneau qui est néanmoins heureuse d’enfin pouvoir retrouver des clients en salle à manger.

Une portion de rois

Si l’Érablière Charbonneau pourra recevoir 300 visiteurs pour les repas des sucres, dès que les restrictions sanitaires seront entièrement levées à la mi-mars, les boîtes n’ont rien à envier aux formules à volonté. « Les boîtes sont très généreuses. Les gens qui commandent pour une famille de quatre en ont habituellement pour deux jours. C’est fait en fonction de quatre adultes. Il y a des patates, des quiches, des tourtières, des saucisses, des contenants de betteraves, de chou, le pain, mais aussi, évidemment, les tartes au sucre, le coulis à l’érable et plus encore », énumère la généreuse cheffe d’entreprise.

Tous les achats de boîtes gourmandes se font directement sur les boutiques en ligne des cabanes à sucre, accessibles via la plateforme commune macabanealamaison.com. Les cabanes à sucre participantes utilisent la marque de commerce Ma cabane à la maison gratuitement et encaissent 100 % des revenus. Les boîtes-repas commandées peuvent être récupérées à la cabane à sucre ou dans un Metro. Certaines érablières, comme c’est le cas pour l’Érablière Charbonneau, livrent aussi à domicile.

Mélanie Charbonneau et son conjoint Alexandre sont fiers de voir que le programme a sauvé l’entreprise et aussi de penser que cette année les gens pourront en bénéficier, mais aussi revenir en plus grand nombre vers la cabane du Mont Saint-Grégoire. (Photo Gracieuseté Érablière Charbonneau)