La clinique mobile à l’auto complète avant même son ouverture mercredi

La clinique mobile à l’auto complète avant même son ouverture mercredi
(Photo : Le Courrier du Sud - Archives)

L’affluence était telle mercredi à la clinique de dépistage à l’auto sans rendez-vous installée au colisée Jean-Béliveau de Longueuil qu’il n’y avait plus de place pour la journée avant même l’heure d’ouverture officielle de la clinique.

«On est complet pour la journée», s’évertuait à crier un employé de la clinique aux voitures qui défilaient devant l’unité mobile de dépistage, qui a pour mandat de tester ceux qui vivent ou travaillent dans les secteurs de la Montérégie les plus touchés par la COVID-19, dans le but d’agir plus rapidement pour éviter la propagation de la maladie.

À 7h, des citoyens qui faisaient déjà la file en vue de l’ouverture prévue à 10h se faisaient remettre des coupons avec une heure précise à laquelle revenir.

«Vers 9h30, 10h, on a cessé de distribuer, c’était complet», a indiqué la coordonnatrice des services ambulatoires au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est Mélanie Malenfant.

La clinique, qui a littéralement été prise d’assaut lors de sa première journée d’opération à l’aréna mardi, s’est ajustée en commençant une heure plus tôt et en ajoutant des heures en fin de journée afin de répondre à la demande.

Une cinquième ligne pour les voitures avec une station de dépistage a été ajoutée mercredi, ce qui devrait, selon la gestionnaire, permettre de dépister au moins 600 personnes par jour.

En entrevue avec La Presse Canadienne, Mme Malenfant a indiqué que «c’est impossible» d’ajouter des stations supplémentaires en raison de l’espace disponible. «Sinon, on l’aurait fait», a-t-elle résumé.

Peu avant midi, des citoyens venus se faire dépister n’en revenaient pas de se faire refouler.

«Ça n’a pas de sens qu’il n’y ait pas de place quatre heures avant la fermeture», s’est exclamé Garry Tang en quittant le site avec sa copine.

Laurence Guellaën, qui est venue avec sa fille, s’attendait pour sa part à «faire le test pour pouvoir continuer à fonctionner». Elle s’est fait dire «qu’il faut se présenter de bonne heure», ce qui l’a étonnée puisque rien n’indique cela sur le site de Santé Montérégie.

Le système de coupon plaisait cependant à des parents venus passer un test avec leur enfant qui a des symptômes s’apparentant à ceux de la COVID-19.

«J’aime ça parce que ç’a permis de retourner à la maison tant qu’à attendre deux ou trois heures dans l’auto, a déclaré Kathy Berniquez. Hier, il y avait de la congestion trois rues plus loin.»

Norma Hernandez s’est également fait refouler la veille alors qu’à «10h30, il n’y avait déjà plus de place». Son enfant, qui a un rhume, doit se faire tester étant donné que «c’est le protocole imposé par l’école».

La fréquentation de la station de dépistage a carrément «explosé» depuis la semaine dernière, selon les gestionnaires, alors que de 200 à 250 personnes tout au plus s’y présentaient.

Texte de Michel Saba, Initiative de journalisme local, La Presse Canadienne

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