La Commission scolaire Marie-Victorin «crie famine»

La Commission scolaire Marie-Victorin «crie famine»

Des unités modulaires présentement installées à l’école primaire des Mille-Fleurs

Crédit photo : Robert Côté - Le Courrier du Sud

INTERVENTION. La Commission scolaire Marie-Victorin (CSMV) n’a pas la tâche facile en ce début d’année scolaire, notamment en raison de l’importante augmentation du nombre d’élèves. Les membres du conseil des commissaires ont proposé des pistes de solution aux candidats des élections provinciales en conférence de presse, le 12 septembre.

La CSMV accueille annuellement plus de 37 000 élèves, dont 53% sont issus de l’immigration. En raison de cette clientèle qui ne cesse de grandir, 53 unités modulaires ont dû être mises sur pied dans sept écoles en début d’année scolaire, afin que tous les élèves aient un local pour suivre leurs cours.

«On est une commission scolaire en croissance, lance la présidente Carole Lavallée. Les élèves, il faut les asseoir, leur trouver une place. On a vidé les bibliothèques, les services de garde, les salles de musique; tout ce qui n’était pas une classe a été changé en classe. Mais ce n’est pas normal, et on espère que c’est temporaire. Maintenant, on veut des écoles et des agrandissements.»

Les unités modulaires sont «de vraies classes d’école et ont l’air d’agrandissements», mais ont une moins grande durée de vie. La présidente affirme que la réussite des élèves n’en sera pas affectée.

Des demandes claires
Présentement, les commissions scolaires des milieux urbains doivent obtenir des terrains municipaux gracieusement de la part de leur ville. La CSMV souhaite du changement à cette norme; elle demande à ce que les règles budgétaires soient modifiées afin de permettre aux commissions scolaires d’obtenir du ministère de l’Éducation le financement nécessaire pour acquérir des terrains pour construire ou agrandir les écoles.

Du même coup, elle réclame que la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, qui relève du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, soit changée afin que les municipalités puissent exiger des promoteurs de développement résidentiel la réservation de terrains permettant la construction d’écoles.

«On manque de locaux, donc on crie famine au ministère de l’Éducation et on lui demande de nous mettre en priorité», clame Mme Lavallée.

Un soutien à la croissance
La réussite des élèves étant au cœur des préoccupations de la CSMV, elle souhaite que le prochain gouvernement fournisse aux commissions scolaires l’autonomie et la souplesse nécessaires afin qu’elles puissent s’acquitter adéquatement de leur mission: le développement du plein potentiel de tous les élèves.

Pour ce faire, la CSMV propose de réduire les mesures dédiées prévues aux règles budgétaires, qui permettent au gouvernement de choisir dans quel dossier seront investies les subventions accordées aux commissions scolaires.

Elle propose aussi comme solution de planifier des budgets pour deux ans plutôt que pour un et d’avoir des ressources supplémentaires pour réaliser le Plan d’engagement vers la réussite (PEVR).

«On voudrait que la réussite des élèves augmente d’année en année, on voudrait développer le potentiel de chacun d’entre eux. C’est notre priorité», affirme Carole Lavallée.

Valoriser les enseignants
La CSMV, qui compte plus de 4500 employés, admet faire face à une pénurie de personnel enseignant.

Elle souhaite que le prochain gouvernement valorise la profession enseignante afin d’en maintenir l’attrait et d’ainsi assurer la réussite des élèves.

«Avec les nouvelles constructions et les agrandissements, on va avoir besoin de plus d’enseignants. On essaie de planifier plus loin que l’année prochaine; on sait que des écoles sont en construction et exigeront 28 locaux», note la présidente.

Soutenir le leadership
Finalement, les commissaires scolaires demandent que le modèle de gouvernance actuel soit appuyé et valorisé.

Certains partis politiques vont à l’encontre de cette demande dans leurs promesses électorales, notamment la CAQ, qui prône une diminution du rôle des commissions scolaires.

«Il y a d’autres partis qui ont fait ce débat auparavant. Pensons au gouvernement libéral, qui a fait sa loi 86, et aux commissions parlementaires. Ils ont fermé les livres en disant qu’on ne ferait plus de débats de structures. C’est fort probable qu’il arrive la même chose», mentionne Mme Lavallée.

Si la CAQ forme le prochain gouvernement, la présidente assure que «tout le réseau de l’éducation va leur expliquer l’essentialité des commissions scolaires».

 

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FranRoxaneLorraineMartine Recent comment authors
Martine
Invité
Martine

Ok et le reste du personnel eux il ne faut pas les valoriser auprès de la population et du gouvernement.Je suis éducatrice spécialisée et mon mandat est aussi important que celui de l enseignant si l’ élève n est pas bien et vie des choses difficiles comment l enseignement pourrait être donné adéquatement par l enseignant ? Nous n’ avons aucun bonus pour le surplus des élèves que ns avons par classe contrairement aux enseignants….Une école fonctionne bien avec tout les membres qui travaillent autour de l élève autant la secrétaire,le surveillant,le psy ,l’ orthophoniste ect.

Roxane
Invité
Roxane

Tout à fait d’accord je suis secrétaire d’école primaire et je fais tous les rôles à la fois. Personne ne pense a nous les concierges dans les écoles et les secrétaires. Pourtant nous aidons les enfants et nous les écoutons. Nous les aimons et nous voulons leur réussite. Nous gagnons des salaires de misère. Nous restons parce que nous aimons les enfants.

Fran
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Fran

Premièrement, ce ne sont pas des bonus! Lorsque l’administration oublie que tu as des cas lourds et que l’on t’en rajoute plus, ça s’appelle, un dépassement d’élèves. Nous les prof., on ne veut pas ça! On reçoit un ti montant d’argent, que l’on redonne finalement, au gouvernement. J’te dirais, je paierais pour avoir un ratio plus bas, pour offrir un enseignement plus personnalisé. Mais en plus de l’enseignement, nous sommes devenus presque des éducateurs (dans le sens d’éduquer les élèves, même…), des travailleurs sociaux, des psychologues, des ortho… Pour ce qui est de la reconnaissance, et de la valorisation, tout… Read more »

Lorraine
Invité
Lorraine

Pourtant vous avez fermé plusieurs école il n’y pas longtemps de cela. pourquoi ne pas les utilisé
????