L’avenir, c’est aujourd’hui

Jacinthe Lachance, La Mosaïque

Avec le mois d’août vient souvent le stress des dépenses de la rentrée: fournitures scolaires, sacs d’école, boîtes à lunch, vêtements neufs. Et la facture de l’école pour les contributions financières obligatoires: cahiers d’exercices, transport scolaire, surveillance du midi, service de garde et bien d’autres.

Des principes d’équité s’appliquent dans les écoles concernant les contributions financières obligatoires. Les parents ont notamment le choix de ne pas payer pour des activités ou biens qui ne sont pas obligatoires au programme d’études de leurs enfants, comme par exemple les activités éducatives facultatives.

Pour de nombreuses familles à faible revenu, ne pas inscrire son enfant à une activité éducative, ce n’est pas un choix, ça n’a rien de facultatif. C’est une contrainte financière et surtout une humiliation vécue par les enfants.

Les écoles disposent toutefois de moyens pour aider les familles en difficulté financière, dont s’adjoindre l’aide d’organismes communautaires. Effectivement, La Mosaïque a aidé l’an dernier 227 jeunes provenant de 33 écoles de son territoire en payant 75% de leurs frais scolaires obligatoires et activités éducatives. Ces 123 familles avaient en moyenne un revenu familial annuel de 25 000$ pour quatre personnes.

Pour ces familles, aucun doute que la scolarisation est un passage difficile, financièrement et moralement. À l’école, les jeunes subissent bien souvent la honte de la comparaison. Malgré les efforts du gouvernement du Québec, qui paie aux écoles deux activités éducatives par enfant, il n’est pas rare que certains jeunes doivent rester en classe alors que les autres participent à une activité «facultative». Ils se retrouvent pénalisés et marginalisés. Tous les enfants doivent avoir les mêmes chances de réussir dans nos écoles, d’accéder à la culture et de se sentir valorisés. Le respect de leur dignité, La Mosaïque y croit profondément.

C’est pourquoi de tels services communautaires d’aide à l’épanouissement des enfants existent et doivent être maintenus. À La Mosaïque, les demandes reçues portent des noms, ont des visages. Et tous les enfants aidés ont des rêves et un rôle à jouer dans notre société de demain.

Jacinthe Lachance, La Mosaïque

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